WSA(White States Of America), Leukodecadence: Le Système WS n’arrive plus à fabriquer des technologies datant de 50 ans(Màj: Le PDG de Boeing Dennis Muilenburg démissionne)

Dennis Muilenburg, le directeur général de Boeing, a présenté sa démission et cette dernière a été acceptée, a annoncé ce lundi le constructeur aéronautique.

Dans un communiqué, Boeing précise qu’il sera remplacé dans ses fonctions par David Calhoun, actuel président, à compter du 13 janvier prochain. À cette date, il cumulera les postes de président et directeur général. «Le conseil d’administration a décidé qu’un changement de direction était nécessaire pour restaurer la confiance dans la société alors qu’elle s’efforce de rétablir les liens avec les autorités de réglementation, les clients et toutes les autres parties prenantes», explique l’avionneur américain dans le communiqué.

Deux crashs

La démission de Dennis Muilenburg intervient dans le contexte de fortes turbulences traversé par Boeing. L’année 2019 a été une véritable annus horibilis pour l’avionneur américain, confronté au scandale de deux catastrophes aériennes dans lesquelles l’un de ses modèles, le Boeing 737 Max, est mis en cause : celle de Lion Air, en octobre 2018, où 189 personnes ont perdu la vie, et celle d’Ethiopian Airlines, en mars dernier, qui a 157 morts. Dans les deux cas, le logiciel du 737 Max avait été pointé du doigt.

Nous savons que nous avons commis des erreurs et que nous nous sommes trompés sur certaines choses

Dennis Muilenburg lors de son audition par le Congrès américain

Quelques mois plus tard, en octobre, Muilenburg avait dû faire face à l’épreuve redoutée de l’audition au Sénat américain, l’occasion pour lui de faire un mea culpa face aux élus. «Nous savons que nous avons commis des erreurs et que nous nous sommes trompés sur certaines choses. Nous assumons notre responsabilité et nous sommes en train de corriger ces erreurs», avait-il notamment déclaré. Ses promesses n’avaient toutefois pas convaincu les sénateurs, qui avaient laissé libre cours à leur colère. « Je ne veux pas monter dans cet avion », lui avait lancé l’élu du Montana, John Tester. Son collègue du Connecticut, Richard Blumenthal, avait qualifié l’avion de «cercueil volant».

Le Figaro

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Tout avait magnifiquement commencé pour le premier lancement de la nouvelle capsule Starliner de Boeing. Effectué dans le cadre d’un contrat de la Nasa, le décollage fut parfait vendredi matin depuis le centre spatial de Cap Canaveral en Floride. Toute la première phase du vol jusqu’à la séparation de la capsule avec la fusée s’est d’ailleurs parfaitement déroulée. Ce n’est qu’après que les choses se sont gâtées pour Boeing et que la retransmission du vol par Nasa TV fut opportunément interrompue. Le silence radio est total jusqu’à ce qu’un tweet de Jim Bridenstine, le patron de Nasa, ne révèle la cause du problème. La capsule, heureusement inhabitée pour ce vol d’essai, n’a pas manœuvré correctement et a consommé trop de carburant pour pouvoir r

ejoindre la Station spatiale internationale (ISS), à 400 km d’altitude.

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Un coup dur de plus pour Boeing, dont la branche aéronautique est déjà engluée dans les problèmes de recertification du 737 Max. C’est aussi une mauvaise nouvelle pour la Nasa qui n’a toujours pas de moyen autonome d’envoyer des astronautes américains dans l’espace. Depuis l’abandon du programme des navettes spatiales en 2011, trop chères et surtout trop dangereuses, la Nasa paie des sièges à bord des capsules russes Soyouz (environ 80 millions de dollars par astronaute). Une dépendance vis-à-vis de la Russie qui est difficilement supportable pour l’Amérique. Et malheureusement pour l’agence spatiale américaine, qui avait voulu réduire les risques en passant deux contrats en parallèle, à Boeing et à SpaceX, pour développer des capsules concurrentes, le programme du deuxième industriel a lui aussi connu des coups durs et des retards à répétition. En avril 2019, la capsule Crew Dragon de SpaceX avait explosé lors d’un test au sol au centre spatial Kennedy en Floride.

Le Figaro