White Lives Matter: Main d’un gilet jaune arrachée à Bordeaux : une information judiciaire ouverte

Elle a été ouverte par le parquet pour “violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente”. L’affaire avait pourtant été classée sans suite.

Antoine Boudinet a perdu sa main. Ce gilet jaune de 27 ans avait eu sa main arrachée le 8 décembre par l’explosion d’une grenade lacrymogène assourdissante GLI-F4, qui contient une charge de TNT, qu’il avait ramassée. Ce drame s’était déroulé en marge de heurts entre manifestants et forces de l’ordre sur la place de l’Hôtel de ville. 

 

Le parquet général a ouvert une information judiciaire, alors que l’affaire avait été classée sans suite il y a quelques jours. “Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Bordeaux le 22 octobre du chef de violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sur la personne d’Antoine Boudinet par dépositaire de l’autorité publique”, a indiqué à l’AFP le parquet, confirmant une information de Sud-Ouest
L’avocat du blessé, Maître Jean-François Blanco, qui avait déposé plainte pour mutilation volontaire quelques jours après les faits, a salué cette décision “rarissime” du parquet général, qu’il avait saisi, de revenir sur un classement. Elle est également “importante”, selon lui, car mettant “un terme à l’inertie judiciaire à Bordeaux sur les violences policières autour des manifestations de gilets jaunes”. 

L’ouverture d’une information judiciaire, qui va permettre au plaignant de se constituer partie civile “va enfin permettre d’avoir une investigation impartiale” sur les événements, a déclaré Jean-François Blanco, déplorant la “vacuité totale” de l’enquête de l’IGPN sur les faits. 

Sa conclusion était qu'”elle n’avait pas permis de déterminer quelle personne avait tiré la grenade”, a indiqué l’avocat pour qui le coeur du sujet est “en amont”.

L’Express.fr