White Lives Matter: La délinquante Genevève Legay ne comprends pas que la police fasse son travail

La manifestante blessée à Nice, Geneviève Legay, a été poussée par un policier

« C’est bien le geste d’un policier qui est à l’origine de la chute », a reconnu vendredi Jean-Michel Prêtre lors d’une conférence de presse, revenant ainsi sur ses premières déclarations.

Le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, a reconnu, vendredi 29 mars, l’implication d’un fonctionnaire de police dans la chute de Geneviève Legay, une manifestante de 73 ans grièvement blessée à la tête à la suite d’une charge policière lors d’une manifestation interdite à Nice, le samedi 23 mars. « C’est bien le geste d’un policier qui est à l’origine de la chute de Mme Legay », a-t-il affirmé dans une volte-face surprenante, lors d’une conférence de presse tenue vendredi soir.

« Acculé, le procureur de la République admet finalement que c’est bien un policier qui a provoqué la chute de #GenevieveLegay », a salué l’association altermondialiste Attac, pour laquelle Geneviève Legay est porte-parole, sur Twitter.

Version totalement différente

Le magistrat avait initialement assuré que cette militante, qui souffre de fractures au crâne et aux côtes et qui était toujours hospitalisée au CHU de Nice vendredi, « n’avait eu aucun contact avec les forces de sécurité »« On ne voit pas qui la pousse. Si ce n’est que ce n’est pas un [des] agent[s] de sécurité, qui sont reconnaissables. C’est quelqu’un qui était devant elle, j’en connais trois », avait-il répété lundi. Il avait aussi laissé planer le doute sur l’identité de la personne qui aurait pu la pousser, citant notamment « un cameraman » et « un homme avec une casquette marron ».

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Le même jour, Emmanuel Macron avait également affirmé : « Cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre », dans un entretien au quotidien Nice-Matin« Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci », avait commenté le chef de l’Etat.

Le Monde