Washington (W.S): Des Suprématistes Blancs empêchés de défiler

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Un an après les violences raciales de Charlottesville, l’ultradroite américaine avait appelé à un rassemblement dans la capitale fédérale. Plusieurs centaines de contre-manifestants leur ont fait face.

Depuis son parcours de golf du New Jersey, où il achève ses vacances, Donald Trump peut se féliciter d’avoir déserté la capitale et ses remous politiques. Washington, un an jour pour jour après les tragiques affrontements de Charlottesville en Virginie (3 morts), se trouvait ce dimanche en état de siège. Davantage en raison de l’importante présence policière, car seules quelques dizaines de suprémacistes blancs – 20 à 40 selon les sources -, sympathisants néonazis et négationnistes, dont l’ex-«Grand Sorcier» du Ku Klux Klan David Duke, se sont rassemblés dans l’après-midi sous les fenêtres de la Maison-Blanche. En face, les contre-manifestants étaient plusieurs centaines.

Trump refuse de dénoncer le mouvement

Jason Kessler, organisateur de l’événement baptisé «Unite the Right  II», en référence au premier du genre l’an passé à Charlottesville, et qualifié de «manifestation pour les droits civiques des Blancs», aurait souhaité retourner en Virginie. Mais les autorités locales lui en ont barré le chemin. Va pour Washington, donc, et cette vue imprenable sur le 1600 Pennsylvania Avenue, idéale pour l’image de l’ultradroite américaine qui se sent pousser des ailes depuis l’élection présidentielle de 2016. Le quarante-cinquième président des États-Unis avait soulevé un concert de protestations en 2017, tandis qu’il renvoyait dos à dos les agitateurs, alt-right d’un côté, militants Black Lives Matter et «antifa» de l’autre, assénant qu’il y avait «aussi des gens bien dans les deux camps». Un an a passé, et Donald Trump ne renie rien, refusant de dénoncer clairement les suprémacistes ayant versé le premier sang en Virginie. Il a tweeté qu’il «condamnait toutes les formes de racisme et actes de violence», rappelant que «les émeutes de Charlottesville il y a un an ont engendré la mort et la division de manière insensée. Nous devons redevenir une nation. Paix à TOUS les Américains!»

Le Figaro