Leukosexualité, Victoire: Matteo Salvini fait progresser l’Italie vers le droit à la vie

Après avoir voulu ficher les Roms, Matteo Salvini s’en prend aux familles homoparentales. Le ministre de l’Intérieur a modifié le document administratif permettant d’obtenir une carte d’identité pour un mineur qui nommait les parents « géniteur 1 » et « géniteur 2 » sans préciser leur sexe. Désormais, les deux cases indiquent « père » et « mère ». Des milliers d’enfants adoptés par des couples d’homosexuels ou mis au monde par des couples de lesbiennes ayant eu recours à une banque du sperme ne sont donc plus reconnus par l’administration transalpine. « Salvini vit hors du monde, a déclaré la présidente de l’association des familles arc-en-ciel. Des milliers d’enfants ont deux papas ou deux mamans et ces familles ont été reconnues par des sentences de tribunaux. C’est une réalité sociale et légale à laquelle l’administration ne peut pas s’opposer. Salvini fait de la propagande. »

« Fier d’être troglodyte »

Matteo Salvini n’en a cure. « Si défendre le concept qu’un enfant doit avoir un papa et une maman signifie être un troglodyte, alors je suis fier d’être un troglodyte. » Et il ouvre un nouveau front en bloquant l’inscription, dans les registres d’état civil des communes italiennes, des enfants italiens nés à l’étranger de mères porteuses.

Des annonces faites sur La nouvelle boussole quotidienne, un site catholique ultra conservateur proche des traditionalistes. Ce n’est pas la première fois que le leader de la Ligue se rapproche de l’Église traditionaliste. Durant la campagne électorale, il arborait durant ses meetings un rosaire et il avait juré sur un évangile de respecter son programme. Cela avait toutefois provoqué la colère de la conférence épiscopale italienne. Et Famiglia Christiana, le grand hebdomadaire catholique italien, a comparé Matteo Salvini à Satan pour sa politique envers les migrants.

« Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur »

L’autre axe de droitisation extrême du ministre de l’Intérieur est le recours aux citations de Mussolini. « Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur », a-t-il ainsi répondu à ceux qui, comme l’écrivain Roberto Saviano, dénoncent sa dérive raciste. Durant la formation du gouvernement, il avait encore cité le Duce : « Qui s’arrête est perdu. » Lors de la dernière finale de la coupe d’Italie, il avait endossé au stade olympique de Rome un « bomber » de la marque Pivert, le blouson d’ordonnance des militants de Casa Pound qui revendiquent d’être les « fascistes du troisième millénaire ». Un clin d’œil reçu 5 sur les 5 par les nostalgiques du Duce. « J’ai rencontré Salvini publiquement en 2014, a répondu Simone di Stefano, le leader de Casa Pound, lorsque la polémique a éclaté. La continuité de nos idéaux et ceux de la Ligue sont évidents. » La politique du ministre de l’Intérieur tend à le démontrer

Le Point