Valence (Esp): Leukosexualité: Les blancs predateurs sexuels relachés

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En avril, le tribunal n’avait pas retenu la qualification de viol contre les cinq hommes âgés de 27 à 29 ans, reconnus coupables d’avoir abusé une jeune fille de 18 ans en 2016. Aujourd’hui, l’indignation se fait entendre à nouveau autour de l’affaire de “la manada” (la meute) – nom qu’ils s’étaient donnés sur leur groupe WhatsApp – et des milliers d’Espagnols sont descendus dans les rues après la mise en liberté provisoire des condamnés. L’enjeu est crucial dans un pays où la question des violences faites aux femmes est particulièrement sensible et considérée.

Une libération sous contrôle 

Les cinq hommes avaient été condamnés à neuf ans de prison pour “abus sexuel”. Jeudi, soit moins de deux mois après leur condamnation, les juges ont – à 2 voix contre 1 – décidé de leur mise en liberté sous contrôle judiciaire, moyennant une caution de 6.000 euros chacun. Dans sa décision rendue publique vendredi, le tribunal de Navarre explique autoriser la libération des cinq Sévillans car la pression sociale qui s’exerce sur eux rend “pratiquement impensable” le risque de récidive. Plusieurs contrôles s’appliqueront aux condamnées déjà enfermés depuis deux ans en détention provisoire. Ceux-ci n’auront pas le droit de quitter l’Espagne, devront se présenter trois fois par semaine au tribunal et auront l’interdiction totale de se rendre à Madrid, ville de la victime. Toutefois, un des juges avait demandé le maintien en détention sans condition des jeunes pendant la moitié de leur peine, soit 4 ans et demi. 

L’indignation est d’autant plus forte que quatre des cinq condamnés font l’objet d’une enquête pour abus sexuel d’une femme de 21 ans en mai 2016, là aussi filmé avec un téléphone portable.

JDD