Trump et Macron se rapprochent sur l’Iran

La pompe et les symboles ont une double vertu: ils projettent l’image publique d’une entente parfaite et contribuent en privé à arrondir les angles. Telle est la partition d’une visite d’État réussie, que les présidents américain et français ont suivie mardi sans fausse note.

 

Il sera dit qu’aucun désaccord de fond ne peut refroidir l’amitié effusive que se témoignent Donald Trump et Emmanuel Macron. Ils se font la bise – une première pour le président américain avec un de ses homologues -, se tiennent la main, se donnent des accolades, s’étreignent, se tapent dans le dos… «Il adore tenir ma main», avait dit Trump au retour de sa visite à Paris pour le 14 Juillet. Cette affection est dorénavant payée de retour: «Notre amitié est un exemple pour le monde depuis plus de deux siècles», a déclaré le chef de la Maison-Blanche devant ses hôtes français, exaltant «les liens intemporels de l’histoire, de la culture et du destin». «L’époque exige d’être forts, a-t-il ajouté. Alors soyons forts, soyons unis.» En réponse, le président français a lui aussi invoqué «l’histoire» et «le destin», mais plutôt pour «résister ensemble aux nationalismes agressifs niant notre histoire et fracturant le monde».

 

Le Figaro