Travail Au Blanc, Fisc Fucking: Patrick Balkany(de type Blanc Ashkénaze) et Isabelle Smadja(de type métèque séfarade) jugés pour Blanchiment(Rappel: Ils risquent 7 ans de Prison)

Patrick Balkany, 71 ans, condamné à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale – il a fait appel et sa demande de mise en liberté sera examinée mardi prochain -, connaîtra ce vendredi le jugement du tribunal correctionnel de Paris dans le second volet du dossier. Il s’agit cette fois de faits qualifiés de blanchiment de fraude fiscale (à hauteur de 13 millions d’euros) et de corruption.

Le parquet national financier (PNF) a requis à l’encontre du maire (LR) de Levallois-Perret une peine de sept ans ferme avec mandat de dépôt, dix ans d’inégibilité et la confiscation de tous ses biens, dont sa résidence du moulin de Giverny. À l’encontre de son épouse, condamnée à trois ans de prison ferme – sans mandat de dépôt, elle a aussi interjeté appel – dans le premier dossier, le PNF a demandé quatre ans avec sursis et 500.000 € d’amende.

Sont également concernés un milliardaire saoudien, Mohamed al-Jaber, accusé d’avoir voulu «acheter» l’élu afin de se voir attribuer un énorme marché immobilier (quatre ans dont deux ferme, 150.000 € d’amende requis) ; un avocat, Me Arnaud Claude, qui aurait participé au montage off-shore (quatre ans dont deux ferme, confiscation de sa maison, cinq ans d’interdictions professionnelles requis) ; un proche de M. Balkany à Levallois, Jean-Pierre Aubry, présenté comme l’homme de paille du maire dans l’achat frauduleux du riad Dar Gyucy à Marrakech (trois ans de prison dont deux ferme, 150.000 € d’amende requis) ; et enfin Alexandre Balkany, qui aurait signé de faux baux de location pour servir de paravent à ses parents dans l’opération marocaine (100.000 € d’amende requis).

 

Mme Balkany semble s’être suffisamment remise depuis le printemps dernier, du moins pour prendre, par intérim, les rênes de Levallois

Absente lors du premier procès pour raisons médicales – elle avait commis une tentative de suicide -, Mme Balkany devrait être présente pour entendre la sentence. Elle semble s’être remise depuis le printemps dernier, suffisamment du moins pour prendre, par intérim, les rênes de Levallois en tant que première adjointe et pour défendre avec vigueur son mari dans les médias.

Les débats avaient tourné au désavantage des époux en ce qui concerne le blanchiment. Leur défense était inaudible, qui consistait notamment à nier contre toute évidence la propriété de Dar Gyucy. Ils prétendaient aussi que les fonds utilisés pour l’achat du moulin de Giverny et de la villa Pamplemousse, à Saint-Martin, provenaient de mannes familiales abritées en Suisse, sans en apporter la moindre preuve.

 

En revanche, l’accusation semble plus fragile sur la corruption présumée. La défense de M. al-Jaber a aussi entrepris de démolir les arguments du PNF. Pour elle, les poursuites ne sont pas même fondées juridiquement, qui visent une loi de 2001 pour des faits de 2009 soumis, selon lui, à un texte moins sévère de 2007. «On a tellement envie de condamner Patrick Balkany qui échappe à la justice depuis trente ans que tous les moyens sont bons. Et tant pis pour ceux qui évoluent dans son sillage», a tonné Me Hervé Temime, pour qui l’accusation ne rapporte pas la preuve, impérative, de l’existence d’un pacte de corruption préalablement conclu entre les deux hommes. Au-delà de cette analyse, il assure, démonstration de son cru à l’appui, qu’il n’existe, factuellement, aucune preuve de la culpabilité de son client. S’il a raison, une partie du dossier s’effondre: sans corrupteur, pas de corrompu.