Terrorisme Blanchiste: Marine”J’ai tué mon père” Le Pen “Il n’y a aucun amalgame à faire entre un Leukocrate Extremiste et l’immense majorité de la Communauté Blanche possédant une éducation de Paix et de tolérance”(sic)

« Pas d’amalgame ! » Depuis lundi soir, les responsables du Rassemblement national (RN, ex-Front national, FN) se succèdent dans les médias pour condamner l’attaque de la mosquée de Bayonne. L’auteur des tirs, qui a blessé grièvement deux fidèles musulmans, Claude Sinké, est un ancien candidat du parti d’extrême droite aux élections départementales de 2015. Gênant… Les cadres du RN s’emploient donc à déminer le terrain et à prendre au maximum leurs distances avec le tireur.

Marine Le Pen est l’une des premières personnalités politiques à réagir à l’attaque. Dans un tweet publié avant même la condamnation d’Emmanuel Macron, la députée et présidente du parti évoque un « attentat » (alors que le parquet antiterroriste ne s’est pas encore saisi de l’affaire) et dénonce un « acte inqualifiable, absolument contraire » aux valeurs du RN.

Condamner fermement et maintenant couper au plus vite les ponts pour éviter qu’un lien soit fait avec le discours xénophobe du parti. Dans la soirée, le Rassemblement national s’empresse ainsi de rappeler dans un communiqué que Claude Sinké n’est plus encarté depuis le scrutin de 2015. L’homme aurait « tenu des propos jugés contraires à l’esprit et à la ligne politique ». On n’en saura pas plus.

« Il n’a, depuis, plus participé à la moindre action du mouvement et n’est plus adhérent », souligne le parti, qui affirme que « cet acte barbare » doit être traité « avec la sévérité la plus totale ».

« Dingue », « vieux fou »…

Selon Jordan Bardella, député européen RN, le suspect a effectivement fait partie « des 8 000 candidats » de l’ex-FN aux départementales. Mais « rien dans son parcours ne pouvait, en l’occurrence, laisser présumer qu’il s’agissait d’un dingue », se défend-il sur BFMTV. Un « dingue », le mot est lâché.

Au micro de LCI ce mardi matin, le porte-parole du RN tente, lui, de creuser un océan entre Claude Sinké et le parti d’extrême droite. Sébastien Chenu évoque simplement « un monsieur qui en 2015 a fait un tour de piste avec » le parti.

Accusée par la gauche de propager une « haine raciste » envers les citoyens musulmans – notamment après l’interminable polémique sur le voile –, l’extrême droite se défend d’avoir mis de l’huile sur le feu et provoqué indirectement le passage à l’acte de Claude Sinké.

Jordan Bardella rejette ainsi toute mise en cause du RN : « Je leur dis qu’ils ont tort, bien souvent ces responsables politiques sont les premiers à brandir le pas d’amalgame, alors là en l’occurrence, effectivement, pas d’amalgame et ne mélangeons pas tout. »

Autre ligne de défense portée par le RN, l’ex-candidat du parti serait devenu « fou ».

« Cela ne nous met pas mal à l’aise parce que nous n’avions pas de capacité à déceler visiblement la démence, la violence dont il a fait preuve aujourd’hui », plaide ainsi Sébastien Chenu.

Même tonalité chez Jean Messiha, membre du bureau national du RN, qui compare sur Twitter le tireur à un « vieux fou ».

Une psychiatrisation des faits qui interroge quand on se souvient que l’extrême droite bondit pour dénoncer ceux qui, à chaque attentat djihadiste, mettent en avant la santé mentale des terroristes pour expliquer leurs actions.