Terrorisme Blanchiste: Le terroriste blanchiste, Christopher Paul Hasson, 49 ans, voulait tuer un maximum de personne à Washington

Le suprémaciste blanc Christopher Paul Hasson, 49 ans, a été interpellé pour détention d’armes et de drogues la semaine dernière à son domicile de Silver Spring, près de Washington, dans le Maryland. Lors d’une audience, le juge Charles Day a approuvé la requête du parquet, qui réclamait le maintien derrière les barreaux de ce garde-côte. Mais il a précisé qu’il pourrait reconsidérer sa décision d’ici deux semaines si de nouveaux chefs d’accusation n’étaient pas retenus contre lui.

« Menace substantielle pour la sécurité »

Un imposant arsenal de 15 armes et plus d’un millier de munitions ont été retrouvé dans l’appartement de Christopher Paul Hasson. Après l’audience, le procureur Robert Hur a déclaré aux journalistes que M. Hasson représentait « une menace substantielle pour la sécurité » compte tenu de son arsenal et de « ses écrits ».

Le garde-côte se décrivait lui-même, dans des documents saisis par les autorités, comme un « nationaliste blanc » de longue date, un « homme d’action », et un partisan d’une « violence ciblée destinée à établir une patrie blanche ».

Tuer un grand nombre de personnes

Dans un brouillon d’e-mail, M. Hasson écrivait qu’il « rêvait d’un moyen de tuer jusqu’à la dernière personne sur Terre », et réfléchissait à la manière d’obtenir des armes chimiques. Il consultait régulièrement des passages du « manifeste » du tueur norvégien Anders Breivik, sur l’accumulation d’armes à feu et l’établissement d’une liste de cibles.

Parmi ses cibles potentielles figuraient les responsables démocrates Nancy Pelosi et Chuck Schumer, ainsi que d’autres parlementaires du parti. Les journalistes de CNN Don Lemon et Chris Cuomo étaient également visés.

Dans sa requête demandant la détention jusqu’à son procès, le procureur Hur estimait que le prévenu prévoyait « de tuer des civils innocents à une échelle rarement vue dans ce pays ».

En plus des armes, les enquêteurs ont retrouvé chez Christopher Paul Hasson d’importantes quantités de Tramadol, un médicament à base d’opiacés. S’inspirant là aussi du manifeste de Breivik, écrivent les procureurs, le suspect avait commencé à « prendre des narcotiques pour augmenter sa capacité à conduire des attaques », indique Libération. A son bureau, situé au siège des garde-côtes américains à Washington, les enquêteurs ont aussi découvert une centaine de pilules et une trentaine de flacons d’hormone de croissance.

 

Employé depuis 2016 au siège des garde-côtes américains, à Washington, le lieutenant Hasson avait auparavant servi dans le corps des Marines, entre 1988 et 1993, et pendant deux ans dans la Garde nationale

Ouest France