Sionistan: Le Sionistan assassine 4 Civils lors de la marche du Retour

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Le premier anniversaire des « marches du retour » est ensanglanté. Quatre Palestiniens sont morts et des dizaines ont été blessés, selon le ministère de la Santé gazaoui. Des dizaines de milliers de Gazaouis ont convergé samedi vers la frontière israélienne où les violences avec les soldats israéliens n’ont toutefois pas atteint l’intensité susceptible de provoquer l’escalade redoutée.

Les Gazaouis, appelés à se rassembler en masse pour le premier anniversaire du mouvement de protestation appelé « grandes marches du retour », se sont rassemblés près de la frontière avec des drapeaux palestiniens sous des pluies éparses, ont constaté les journalistes de l’Agence France-Presse. Les haut-parleurs des mosquées ont relayé les appels à manifester et des bus ont acheminé les Gazaouis vers la frontière de l’enclave coincée entre Israël, Égypte et Méditerranée.

Après des semaines de tensions et dans un contexte compliqué par l’approche des élections législatives israéliennes, cet anniversaire a suscité de vives craintes qu’un nouveau conflit éclate avec l’État hébreu. L’armée israélienne avait déployé des milliers de soldats et des dizaines de tireurs d’élite, ainsi que des chars et de l’artillerie. Des affrontements ont bien éclaté, mais sans commune mesure avec, par exemple, le bain de sang qui avait coïncidé avec l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem le 14 mai 2018 (plus de 60 morts).

À Malaka, à l’est de la ville de Gaza, la plupart des Gazaouis se sont tenus hors de portée des tireurs d’élite israéliens postés de l’autre côté de l’hermétique barrière. Mais ici comme ailleurs sur la frontière, des poignées de Palestiniens se sont approchées à quelques dizaines de mètres, ont incendié des pneus pour obscurcir la visibilité des tireurs et ont lancé des pierres vers les soldats avant de se replier. La barrière a aussi essuyé des jets d’engins explosifs, a affirmé l’armée israélienne. Les soldats ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et en ouvrant le feu.

Trois jeunes décédés

Deux adolescents palestiniens de 17 ans, l’un atteint au visage alors qu’il manifestait à l’est de Gaza, l’autre à la poitrine lors d’affrontements dans le sud de l’enclave, ont été tués, a rapporté le ministère gazaoui de la Santé. Très tôt samedi, un autre Palestinien de 20 ans avait été tué au cours d’une manifestation nocturne, selon des témoins.

En tout, plus de 300 Palestiniens ont été blessés, dont 23 par des tirs à balles réelles, a indiqué le ministère de la Santé gazaoui. L’armée israélienne a dénombré 40 000 participants à la mobilisation.

Le Point