Satanisme, leuko-décadence: dead cells, jeu “sadique et génial”

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Deux squelettes lui font face. D’une roulade, il passe dans le dos du premier, contournant le bouclier que celui-ci tient fermement devant lui. Avant qu’il n’ait le temps de réagir, il expédie une grenade sur le second, le transformant en statue de glace, pour éviter qu’il n’arrive en renfort.

Un enchaînement et un coup critique plus tard, le monstre au bouclier explose dans une gerbe de pierres précieuses. L’agile chevalier sans tête se tourne alors vers son autre adversaire, toujours immobilisé. Il bande son arc, celui doté d’un enchantement qui double les dégâts contre les ennemis gelés. La flèche part. La statue de glace explose à son tour.

La scène n’aura duré qu’une seconde, et déjà, notre héros met à profit le bonus de vitesse que lui a octroyé cette victoire pour s’élancer vers le prochain affrontement.

Masochiste mais pas seulement

Les développeurs de Dead Cells (sorti mardi 7 août sur PC, PlayStation 4, Xbox One et Switch) décrivent leur jeu comme un « roguevania ». Un genre bâtard qu’ils ont eux-mêmes inventé, où se croisent les influences de Rogue, Metroid et Castlevania.

Pour faire simple, disons que du premier, il reprend une idée simple : le personnage n’a qu’une vie. En cas de défaite, il doit reprendre sa progression de zéro, dans des environnements générés aléatoirement à chaque fois pour ne pas avoir l’impression de refaire la même chose. Du Metroid, il reprend les équipements (des runes qui font pousser des lianes, ou permettent de se téléporter) qui ouvrent à chaque fois de nouveaux raccourcis. De Castlevania enfin, il reprend les caractéristiques à améliorer : on recommence à chaque mort certes, mais chaque tentative est un peu moins dure que la précédente.

 

 

Le Monde