Sables d’Olonnes (85), Radicalisation Tatouage: le salon Morgan Inks sert de centre de radicalisation

Dans le salon Morgan Inks, des tatoueurs sont invités tous les mois pour proposer une variété de styles de dessin aux clients. Morgan, 30 ans, est « tombé dans le tattoo très tôt ». Son premier tatouage, il l’a eu à 15 ans. C’est son père, tatoueur spécialisé dans le réalisme aux Sables-d’Olonne (Vendée), qui l’a dessiné.
C’est encore son père qui l’a formé à la technique il y a sept ans. Attiré par le tatouage, Morgan a dû apprendre le dessin. « On dessine chaque jour sur le papier » pour être prêt à piquer la peau des clients.
Chaque mois, un tatoueur invité pendant une semaine Il s’est spécialisé dans le style graphique, les mandalas « avec beaucoup de tracés, je suis plus dans la ligne ».
Après avoir passé ses trois premières années à son compte dans la rue Bourbeau, il a récemment déménagé son salon baptisé Morgan Inks (« encres », en anglais) dans un local plus grand, situé rue René-Savatier, près du palais de justice.
Chris, 28 ans, est le second tatoueur du salon Morgan Inks. Lui aussi a été formé aux Sables-d’Olonne, par le père de Morgan. « Je dessine depuis que je suis tout petit. Beaucoup, dit le passionné. Je travaille les ombrages noirs et gris, et les couleurs aussi. »
Parmi les réalisations du duo de tatoueurs, on retrouve des visages humains, des personnages de fiction, des animaux, des symboles. En noir ou en couleurs. Les grosses pièces sont très demandées par les adeptes du tatouage. Beaucoup ont aussi recours au lettrage pour inscrire le prénom d’un être cher. Pour étoffer l’offre, chaque mois le salon reçoit, pendant une semaine, un tatoueur invité (« un guest »). Le gérant repère notamment les tatoueurs invités à l’occasion de la convention Olonne tattoo show, qu’il organise depuis deux ans à Olonne-sur-Mer avec son père. Cette année, père et fils ont fait venir plus de 50 artistes en Vendée au mois de mai.

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