Rugbysme, Apologie de la Violence: Philippe Chauvin père de Nicolas Chauvin mort assassiné sur un terrain de Rugby”« Sur un terrain de rugby, le danger est réel »(sic)

Un an après la mort de son fils Nicolas après un contact lors d’un match, Philippe Chauvin prend la parole dans les colonnes du Parisien. « Je n’ai rien à gagner. Moi, j’ai déjà perdu. Mon fils est mort, déplore-t-il. Je pourrais passer à autre chose et me dire qu’ils sont tous compromis, tous incapables, mais le rugby, c’est vingt-cinq ans de ma vie, des personnes que j’ai côtoyées et que j’apprécie, mes enfants qui le pratiquent ou l’ont pratiqué. Je refuse de tirer un trait sur toutes ces valeurs. »

Conscient du danger et de la violence sur les terrains de rugby, il entend réformer les règles du monde professionnel. « Les enfants des écoles de rugby regardent la télé. On ne peut pas avoir un sport à deux vitesses. Ou alors il faut expliquer à tout le monde que quand on joue en Élite, on met sa vie en danger et il faut encadrer les participants, leur faire signer des décharges pour qu’ils soient bien conscients de ce qu’ils font et souscrire des assurances à la hauteur» explique-t-il.

« Aujourd’hui, vu les enjeux sportifs et économiques, les joueurs semblent prendre des risques assumés. Mais mon fils, lui, on ne lui a rien demandé. Personne ne lui a fait signer une décharge stipulant qu’il risquait la mort sur un terrain de rugby» enrage Philippe Chauvin.

Il pointe également du doigt le manque de réaction des instances. « Sur un terrain de rugby, le danger est réel. Il est même devenu mortel. Et ça, on ne veut pas l’accepter. Alors on trouve des faux-semblants et on tourne autour du pot» conclut-il.

Ouest France