Rugbysme, Apologie de la violence: Nicolas Chauvin, espoir du Stade Français, assassiné sur un terrain de Rugby(Màj:Son père porte plainte pour Homicide Involontaire)

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C’est le combat d’un père pour son fils. Le 9 décembre 2018, Nicolas Chauvin est victime d’un double plaquage lors d’un match face à Bordeaux-Bègles. Trois jours plus tard, le troisième ligne Espoir du Stade Français décède des suites d’une fracture de la deuxième vertèbre cervicale, ayant occasionné un arrêt cardiaque et une anoxie cérébrale. Plus de neuf mois après la mort du jeune rugbyman, qui aurait dû fêter ses 19 ans le 11 juillet dernier, Philippe Chauvin continue de penser que “la mort de (son) fils n’a rien de normal”, comme il l’expliquait le 31 janvier lors d’un colloque hommage à son garçon, autour du thème “Rugby et formation, un enjeu de santé”, organisé à l’université Paris-Descartes, où étudiait Nicolas.

Dans un entretien à L’Équipe mercredi 25 septembre, le père du joueur du Stade Français annonce qu’il va porter plainte contre X pour “homicide involontaire”. Et ce, alors que l’enquête sur le décès de Nicolas Chauvin vient d’être classée sans suite, “une décision que redoutait” la famille. “Il me semble logique pour un père, pour la famille d’un défunt, de vouloir comprendre ce qui est arrivé lorsqu’une mort ne paraît pas normale”, défend le père de deux autres garçons, âgés de 17 et 20 ans. “J’ai à ma disposition la vidéo (de l’action fatale) qui confirme ma démarche. Je me sens aussi le devoir envers Nicolas de tout faire pour que les faits et les responsabilités soient établis. Si je ne le faisais pas, ce serait une trahison envers lui.”

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S’il avait été plaqué dans les règles, Nicolas serait encore là– Philippe CHAUVIN, le père du rugbyman décédé

Par cette requête “juste et légitime”, il souhaite empêcher que “ça arrive à d’autres”. “Je suis un ancien joueur de rugby, je suis passionné, j’ai entraîné mes enfants vers ce sport. Je ne le regrette pas mais ce qu’il s’est passé me fait réfléchir. Beaucoup de mes amis ont des enfants qui pratiquent encore ce sport, je leur dois aussi à eux”, justifie-il. “Perdre un enfant, c’est terrible, encore plus quand c’est à cause d’un problème qu’on aurait pu éviter. Je paie, et on le paiera toute notre vie avec ma femme, mais je ne veux pas que ça arrive à d’autres. Alors je prends mes responsabilités en allant plus loin avec cette plainte.”

LCI.fr

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Rappel : 10/12/2018

Suite à un plaquage, Nicolas Chauvin s’est vu prodiguer un massage cardiaque pendant 20 minutes. Si son pouls était reparti, le jeune joueur parisien a été transporté inconscient au CHU de Bordeaux.

 

Le match comptant pour la 10e journée du championnat de France espoirs entre l’UBB et le Stade Français Paris, ce dimanche après-midi au stade André Moga à Bègles, a été arrêté dès la 7e minute de jeu, révèle Sud Ouest. Suite à un double plaquage, Nicolas Chauvin, jeune troisième ligne aile du Stade Français, âgé de 19 ans, est resté au sol. L’arbitre a immédiatement arrêté la rencontre et le staff médical de l’UBB est intervenu.

Victime d’un arrêt cardiaque, le joueur s’est vu prodiguer un massage pendant près de 20 minutes et une canule a été posée. À l’arrivée des pompiers et du Samu, son pouls était reparti mais le joueur était toujours inconscient, endormi par les secouristes selon L’Equipe. Il a été transporté au CHU de Bordeaux-Pellegrin.

 

En août, Louis Fajfrowski décédait des suites d’une commotion cardiaque

Un événement dramatique qui rappelle le décès tragique, le 10 août dernier, du joueur d’Aurillac (Pro D2) Louis Fajfrowski des suites de multiples malaises. L’ancien international des moins de 19 ans était sorti du terrain à la 60e minute après un plaquage appuyé subi au cours d’un match amical contre Rodez (Fédérale 1).

L’autopsie a conclu que le décès était d’origine accidentelle. Les résultats officiels révèlent que le joueur de 21 ans est décédé d’un traumatisme thoracique. Ce dernier, d’après le substitut du procureur d’Aurillac cité par La Montagne, a été «responsable d’une commotion cardiaque avec accélération du rythme qui a entraîné son décès.» Début juillet, c’est un jeune du club de Plouzané qui décédé en plein entraînement, victime d’un arrêt cardiaque