Rugbysme, apologie de la violence: l’humour de Sébastien Chabal lors de la nuit du rugby

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NUIT DU RUGBY – Lundi soir, à l’Olympia, ce sont près de 700 protagonistes du monde du rugby pro qui se sont retrouvées pour célébrer la quinzième édition de la Nuit du Rugby. Verdict ? Des sourires, quelques longueurs et une surprise.

C’est Laurent Weil, le Monsieur Cinéma de Canal +, qui a lancé la quinzième Nuit du Rugby: “Mesdames et messieurs, les plus grands groupes de rock se sont produits ici et, en général, les sièges volent à la fin du spectacle !” Puis, s’adressant à Szarzewski et Rougerie, tous deux assis au premier rang : “Dimitri, Aurélien, lâchez-vous ! Ca craint rien !” Dans la foulée, des personnalités du monde du spectacle et du sport se relayaient sur la scène de l’Olympia pour remettre leurs prix aux protagonistes ayant le plus marqué la saison dernière. Verdict ?
Le tout fut plus rythmé,en tout cas plus léger, moins compassé que les années précédentes. A l’Olympia, on se surprit même à sourire à plusieurs reprises. Au moment où notre consoeur Astrid Bard demandait à la révélation de la saison (Baptiste Couilloud) dans quel secteur son glorieux aîné Frédéric Michalak l’avait le mieux conseillé, le demi de mêlée du Lou répondit du tac au tac : “Avec les femmes !” Avant de dérouler, plus sérieusement, une série d’adjectifs plus politiquement corrects à l’adresse de son aîné.

Une poignée de temps plus tard, l’humoriste Gérémy Credeville, un poil corrosif, allumait plusieurs mèches dans l’assistance. Sur Mathieu Bastareaud, d’abord: “La seule fois que je l’ai vu courir, c’était pour aller au buffet”. Sur les filles du 7, ensuite : “Elles ont été appelées les enragées. Moi, j’aurais préféré les bonnasses”. A l’écran, apparaissait alors le visage de la rugbywoman de Montpellier Safi N’Diaye, au mieux déconfite, au pire atterrée. Sur Oyonnax, enfin, cette ville qui lui faisait songer à son Nord natal : “Hier, mon frère s’est engueulé avec ma soeur. Je crois même qu’ils vont divorcer. Ce genre de trucs n’arrive que chez nous. Chez nous et à Oyonnax”. Délicieux.

Le show Jamel Debouzze !

Passé le sulfureux Credeville, peu ou pas de surprises: le tennisman Julien Benneteau honorait calmement la Rennaise Caroline Drouin, élue meilleure joueuse du Top 8 féminin; le Béarnais Jérome Garcès, pour la deuxième fois après son titre de 2015, coiffait Romain Poite et Pascal Gaüzere sur le poteau; le champion du monde des moins de 20 ans Arthur Coville, breton d’origine, remettait à son compatriote de Vannes le prix du meilleur public; l’ancien défenseur central du Psg Alain Roche, né à Brive et fana de rugby, consacrait le staff du Castres olympique puis celui de l’Usap, champions dans leurs catégories respectives. Rien de nouveau sous le soleil, quoi…

A l’instant de consacrer le meilleur international français, Jamel Debbouze montait alors sur scène et offrait deux minutes de marrade à l’assistance, essentiellement composée de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants du rugby pro : “J’ai essayé le rugby, à Trappes, j’avais 11 ans ! Le premier plaquage a stoppé net ma croissance ! Franchement, il faut être dingue pour aimer se faire courir après par un Tahitien de 2 mètres. C’est quoi ce sport, sans déconner ? Faîtes plutôt du volley, les frérots !”.

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