Rugbysme, Apologie de la Violence: Les Joueurs de Rugby Victimes d’agressions sur un Terrain de Sport appellés à donner leur corps à la Science

Le Centre de recherche sur le cerveau de l’Université d’Auckland va lancer une grande étude sur les effets des commotions cérébrales dans le sport. Il appelle les joueurs de rugby, une fois décédés, à donner leur cerveau à la science.


Le Centre de recherche sur le cerveau (CBR) de l’université d’Auckland va lancer une grande enquête sur les méfaits à long terme des traumatismes crâniens et K.-O. dans le sport. L’établissement a appelé vendredi à ce que d’anciens sportifs de haut niveau donnent leur corps à la science afin d’étudier leur cerveau. Le centre est particulièrement intéressé par les sports où les chocs à la tête sont fréquents comme le rugby et la boxe.

Les commotions cérébrales sont un problème grandissant dans le sport néo-zélandais. L’année dernière, plus de neuf mille ont été recensés parmi les sportifs non majeurs toutes disciplines confondues.

Notre culture sportive en Nouvelle-Zélande laisse une large place aux sports de contact. Il est donc important que notre pays prenne part aux études

Richard Faull, directeur du Centre de recherche sur le cerveau

 

 

 

« Notre culture sportive en Nouvelle-Zélande laisse une large place aux sports de contact. Il est donc important que notre pays prenne part aux études sur la question », a expliqué le docteur en neurosciences, Richard Faull, qui dirige le centre de recherche sur le cerveau.

« Ajouter les blessures de sport dans notre champ d’études déjà existant est une étape importante pour le CBR, déclare le centre dans un communiqué. Cela permettrait de mieux connaître l’impact des blessures et traumatismes sur le cerveau. Cela reflète aussi la préoccupation de plus en plus grande de la recherche internationale pour ces commotions répétées qui engendrent des maladies comme l’encéphalopathie traumatique chronique (ETC). »

L’ancien pilier all black Ben Afeaki donnera son cerveau à la science

L’ETC est une maladie évolutive. Elle était anciennement nommée « encéphalite traumatique des pugilistes » du fait que de nombreux boxeurs montraient des signes de démence. Les symptômes de l’ETC sont multiples, comme la difficulté à gérer ses émotions, l’hyperagressivité, les troubles amnésiques ou la dépression. Elle ne peut être formellement étudiée qu’après décès.

Le CBR a aussi déclaré que la banque de données du cerveau en Nouvelle-Zélande, qui centralise les dons de cerveau dans le pays, collaborera avec son homologue américaine, la Concussion Legacy Foundation Brain Bank. Aux États-Unis, la NFL fait face à des nombreuses plaintes d’anciens joueurs de football américains professionnels.

 L’Equipe