Rugbysme, Apologie de la Violence: La Coupe du Monde de Rugby se Ridiculise

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Le typhon Hagibis n’a pas encore touché les côtes japonaises qu’il a déjà balayé la belle harmonie qui enveloppait le Mondial de rugby depuis ses débuts. En effet, l’annulation de deux matches, dont Angleterre-France, fait souffler un vent de polémique sur la compétition et pose la question, en filigrane, de l’organisation d’événements majeurs dans l’archipel japonais.

On a éreinté le Qatar et la Fédération internationale d’athlétisme pour avoir organisé les Mondiaux sous une chaleur étouffante, mais il semble que l’on épargne le Japon de toute critique. Comme si cela relevait d’un syndrome Fukushima. En effet, on n’ose accabler un pays qui a souffert si profondément dans sa chair d’une précédente catastrophe naturelle pour lui reprocher de sortir le parapluie.

D’autant que cet Hagibis n’est pas à prendre à la légère. C’est pourquoi Alan Gilpin, le directeur organisationnel australien de la Coupe du monde, a décidé de l’annulation de deux matches et non à leur report, comme envisagé un temps.

Ridicule

Reste que l’annulation du Crunch France-Angleterre et du Nouvelle Zélande-Italie pose question dans un pays habitué à subir les foudres climatiques.

N’y avait-il pas une autre alternative que ces annulations de matches ? Très en colère, Sergio Parisse, l’emblématique capitaine de la squadra azzura aux 142 sélections, estime qu’il « est ridicule qu’il n’y ait pas eu de plan B. Quand vous organisez une Coupe du Monde vous devriez en avoir un en place ».

Plan B

Le plan B cela peut être une délocalisation, quitte à jouer dans un stade à huis clos pour éviter les déplacements de supporters. En effet, il n’est pas prévu que ce typhon frappe l’ensemble de l’archipel, puisque Irlande-Samoa, prévu samedi, comme les deux matches annulés, est bien maintenu.

Des reports auraient aussi dû être envisagés, quitte à réduire le temps de repos. 

World Rugby n’a pas voulu opter pour ces solutions. Pour l’instant, ces annulations n’attisent que la colère des Italiens, frustrés de n’avoir pu jouer les Blacks. Car jusqu’à nouvel ordre, les matches de dimanche sont maintenus, au même titre que le GP de F1 à Suzuka.Mais la polémique pourrait forcir comme les vents et virer au fiasco si la rencontre décisive opposant le Japon à l’Écosse devait aussi être annulée. Car les Écossais pourraient légitimement crier au scandale et à l’injustice.

Se poserait alors la question de savoir s’il fallait organiser cette Coupe du monde au Japon en pleine saison des typhons comme s’est posée la question d’organiser les Mondiaux d’athlé au Qatar fin septembre

Ouest France