Rugbysme, Apologie de la Violence: Conférence à Marcoussis sur la santé des joueurs

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L’impossible communication sur les risques du rugby

Une conférence mondiale sur la santé des joueurs est organisée à Marcoussis à l’initiative de la Fédération française de rugby, après la mort de trois d’entre eux en 2018 à la suite de chocs.

Il n’y a pas que le XV de France qu’il faut soigner ; le rugby aussi. Au surlendemain d’un Tournoi des six nations bien déprimant, le siège de la Fédération française de rugby (FFR) accueille un « symposium » international sur la santé des joueurs et la prévention des blessures. Les discussions se tiendront à Marcoussis (Essonne) du lundi 18 au mercredi 20 mars pour « Construire un rugby plus sûr », cela avec l’aval de World Rugby, le gouvernement mondial de ce sport.

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Outre l’évidente question de santé publique, la tenue de ces trois journées de réflexion répond surtout à une urgence : celle, médiatique, de dédramatiser une situation fort préoccupante. Rien d’étonnant à ce que les discussions se tiennent en région parisienne. Pour la seule année 2018, la mort de trois jeunes licenciés a ému la France ovale. Tous à la suite de chocs ou plaquages : le junior Adrien Descrulhes (Billom), le professionnel Louis Fajfrowski (Aurillac), et l’espoir Nicolas Chauvin (Stade français).

C’est juste après ce troisième drame, en décembre 2018, que le symposium a été annoncé, élément de la communication de crise de la FFR. Cette nouvelle réunion s’ajoute à des conférences médicales qui existent déjà chaque année, à l’automne. La fédération internationale a organisé les dernières en date à Londres ou près de son siège, à Dublin.

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Difficile pour la FFR, à présent, de s’exprimer sans se heurter à l’incompréhension du public. Comment vouloir rassurer sans donner l’impression de négliger ses victimes ? Fin janvier, l’université Paris-Descartes organisait une journée de débats pour honorer la mémoire de Nicolas Chauvin. En préambule, un homme avait ouvert la journée : son père. « Ce colloque rappelle que les morts ne sont pas

Le Monde