Rochefort-en-Terre(56), Racaille Bretonne, Gangstaro Blanchisme: le voyou Vincenzo Vecchi(de type métèque italien) capturé par la police(Maj: mise en place d’un comité de soutien)

Le militant anarchiste a été arrêté le 10 août près de Rochefort-en-Terre, dans le Morbihan, où il vivait depuis huit ans. Un comité de soutien s’est créé sur place pour empêcher son extradition vers l’Italie où il est recherché depuis 2001.

Ce jeudi 8 août, le discret Vincent Papale, 46 ans, se rendait tranquillement sur un chantier aux alentours de Saint-Gravé dans le Morbihan, 700 âmes, pour gagner sa croûte comme peintre en bâtiment. Le soir, avant de rentrer chez lui à Malansac, il aurait sûrement fait un tour pour voir les copains au bar associatif de Rochefort-en-Terre. Mais ce matin-là, sur la route du travail, Vincent Papale a vu apparaître une douzaine de gendarmes, accompagnés d’un magistrat, qui lui ont signalé son arrestation. Soudain, Vincent Papale, peintre en bâtiment, est redevenu Vincenzo Vecchi, activiste anarchiste en cavale depuis huit ans, activement recherché par la police italienne et faisant l’objet de deux mandats d’arrêt européens.

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À Rochefort-en-Terre, c’est la sidération: «On l’appelait Vincenzo ou Vincent, mais on ne savait pas grand-chose de sa vie passée. On comprend maintenant pourquoi il était discret: on ne savait pas qu’il était recherché!», ont témoigné certains de ses amis dans Ouest France .

Pillage, attaque à main armée, violences…

Le 13 juillet 2012, Vecchi a été condamné en dernière instance par la Cour de Cassation italienne à 11 ans et six mois de réclusion pour délits de «dévastation et pillage, attaque à main armée et port abusif d’armes, résistance et violence vis-à-vis des membres des forces de l’ordre» lors des manifestations contre le sommet du G8 à Gênes en 2001. Il a aussi été condamné pour avoir participé à des violences lors d’une manifestation antifasciste non autorisée à Milan, en 2006.

Selon les magistrats, lors des manifestations anti-G8, les 20 et 21 juillet 2001, Vincenzo Vecchi «avec le concours d’autres manifestants, endommageait, détruisait et incendiait divers biens mobiliers et immobiliers parmi lesquels certains instituts de crédit, des voitures et un supermarché, en emportant la marchandise exposée à l’intérieur. Il s’opposait avec violence aux forces de l’ordre, en exhortant les autres manifestants à l’attaque et en lançant des bouteilles, des pierres et en faisant exploser des cocktails molotov (…)».

Repéré en Savoie grâce à sa compagne

Vincenzo Vecchi a été repéré par les enquêteurs milanais alors qu’il venait de passer une semaine de vacances avec son ex-compagne et sa fille, âgée d’une douzaine d’années, en Savoie. En accédant aux messages téléphoniques du couple, les policiers ont pu localiser le fugitif et informer la gendarmerie française.

Dans la presse locale italienne, on apprend que Vincenzo Vecchi a d’abord vécu à Mornico Al Serio, dans la province de Bergame (Lombardie), où il exerçait comme jardinier, avant de déménager à Milan. Dans les années 1990, il vit entre différentes villes du bord du lac de Côme, fréquente des «centri sociali», sortes de squat et bastions de l’extrême gauche italienne, se fait un nom dans les milieux anarchistes et insurrectionnels milanais «d’inspiration animaliste et écologiste», selon l’édition de Bergame du Corriere della Sera.

Le Figaro