Republique de Catalgone: Manuel Valls laisse tomber ses frères Catalans

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui à Madrid à l’appel de la droite et de l’extrême droite contre le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, accusé d’avoir “trahi” l’Espagne en dialoguant avec les indépendantistes catalans. Parmi eux, l’ancien premier ministre français, Manuel Valls, actuellement candidat à la mairie de Barcelone.

Manuel Valls à Madrid, le 10 février 2019.
 

Brandissant des drapeaux espagnols et des pancartes clamant “Stop Sanchez”, ils se sont rassemblés sur la place Colon, dans le centre de Madrid, deux jours avant l’ouverture mardi du procès historique de douze anciens dirigeants indépendantistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne d’octobre 2017.

Santiago Abascal, patron du parti d'extrême droite Vox, dimanche à Madrid.

Convoquée par le Parti Populaire (PP, droite) et les libéraux de Ciudadanos, auxquels s’est joint le parti d’extrême droite Vox ainsi que plusieurs formations radicales d’extrême droite comme la Phalange, cette mobilisation avait pour mot d’ordre “Pour une Espagne unie, des élections maintenant”. Ces trois partis ont appelé à manifester après le tollé général suscité cette semaine par le feu vert du gouvernement à la présence d’un “rapporteur” indépendant pour faciliter un futur dialogue entre les partis politiques catalans

“Le temps du gouvernement Sanchez est terminé”, a lancé, avant le début de la manifestation, le numéro un du PP Pablo Casado. “Nous sommes ici pour dire non au séparatisme et oui à l’Espagne”, a indiqué pour sa part celui de Ciudadanos, Albert Rivera, tandis que le leader de Vox, Santiago Abascal a dénoncé la “trahison d’un gouvernement illégitime et menteur soutenu par les ennemis de l’Espagne”, en référence aux indépendantistes catalans.

La foule, dimanche 10 février 2019, à Madrid.
La foule, dimanche 10 février 2019, à Madrid. PIERRE-PHILIPPE MARCOU/AFP
 
 
 

Le Figaro