Rennes(35), Racisme anti-blanc: la mère de Dorian Guémené ne conteste pas que son fils n’avait rien à faire dehors à 4 heures du matin…

La mère de Dorian, tué à Rennes le 7 juillet dernier à la sortie d’une discothèque, interpelle les pouvoirs publics. Son objectif : faire en sorte que ce genre de drame ne se reproduise plus.

Un destin tragique qui rappelle la mort d’Adrien, tué le 29 juillet d’un coup de couteau devant une boîte de nuit de Meylan (Isère). Dorian Guémené est lui décédé le 7 juillet dernier, roué de coups à la sortie d’une discothèque à Rennes (Ille-et-Vilaine).

Jeudi, deux nouveaux auteurs présumés des violences ont été mis en examen et incarcérés. Ils ont 19 ans et ne présentent pas d’antécédent judiciaire. Quatre autres jeunes hommes, suspectés d’avoir porté des coups, sont eux aussi en détention provisoire depuis le 11 juillet.

« J’étais si fier de lui… Il a fait tellement de bonnes choses, raconte son père. Il était plein de vie, enthousiaste tout le temps. » « Notre enfant était toujours joyeux, de bonne humeur. Il était volontaire, généreux », raconte aussi sa mère.

Surnommé « Monsieur Oui-Oui » pour sa gentillesse et sa générosité, Dorian est mort pour quelques « mots vifs » échangés à l’intérieur d’une discothèque. Sa mère, Carine S. témoigne auprès du Parisien pour interpeller les pouvoirs publics sur l’augmentation des violences gratuites un peu partout en France. Elle n’a aujourd’hui qu’un souhait : que ce genre de drame ne se reproduise plus.

Comment avez-vous appris le drame ?

C’est la petite amie de Dorian qui a été prévenue par l’intermédiaire de Kevin, son meilleur ami qui a été agressé en même temps que lui. Elle a ensuite appelé la sœur de Dorian, et ma fille m’a téléphoné. « Rends-toi vite à l’hôpital, Dorian a été agressé. Apparemment c’est grave », m’a-t-elle expliqué. Je suis arrivé aux urgences rapidement, Dorian était déjà dans un service de réanimation. J’ai ensuite contacté le père de Dorian. On a attendu que le médecin vienne nous voir pour nous donner des nouvelles de mon fils.

Le Parisien