Remplaçons l’universalisme de l’homme blanc par l’universalisme de la femme blancheGina Haspel, la candidate à la tête de la CIA refuse de qualifier d’immoral l’usage de la torture

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ETATS-UNIS – “Sous ma direction, la CIA ne reprendra pas un tel programme de détention et d’interrogatoire” a assuré Gina Haspel. Auditionnée par la commission sénatoriale du renseignement, chargée de valider sa candidature à la tête de la CIA, la candidate choisie par Donald Trump a défendu bec et ongle l’agence de renseignements. 

Âgée de 61 ans, celle qui deviendrait la première femme à diriger la CIA ne fait pas l’unanimité. Ce n’est pas une question d’expérience, avec 33 ans passés au sein de l’agence. Ce qui crée la polémique, c’est qu’elle aurait dirigé pendant au moins une partie de l’année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où les détenus suspectés d’appartenir à Al-Qaïda étaient fréquemment torturés.

Un passé qui fait craindre le pire à ses opposants. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus, elle a été longuement interrogée sur ses standards moraux, notamment par l’élue californienne Kamala Harris. A plusieurs reprises, elle interroge Gina Haspel : “Considérez-vous que les techniques de torture utilisées auparavant lors d’interrogatoires étaient immorales ?”