Radicalisation Tatouage, Lanniron (): Convention de Tatouage en Septembre

À l’instar de Rennes, Nantes, Saint-Brieuc, Vannes et Brest, Quimper aura sa convention tatouage. « L’International Tattoo Convention » s’installe dans le domaine de Lanniron, les 7, 8 et 9 septembre avec l’idée de « revenir aux sources de cet art, dans un esprit de partage ». Quarante tatoueurs sont annoncés.

 

 

En ce beau début d’été cornouaillais, difficile de faire un pas dans Quimper sans croiser un estivant arborant fièrement un dessin souvent coloré sur les bras, une jambe, le dos, voire le cou. « C’est mieux qu’il y a 30 ans. Auparavant, les tatoués étaient soit des taulards, soit des marins. Maintenant, les gens portent un regard neuf sur notre art. Les chefs d’entreprise ne sont plus aussi inflexibles. C’est plus ouvert. C’est aussi pour ça qu’on a vu apparaître des familles sur les conventions tatouage », considère Quentin Villain. Ce Perpignanais d’origine, aujourd’hui installé à Brest, a toujours été passionné par le dessin. Il a ensuite découvert le tatouage, comme en attestent ses avant-bras, qui laissent apparaître « des bribes de [sa?] vie ».

 

« Un lieu atypique »


Avec trois amis de la région brestoise, il a créé Tatave et Lulu, une jeune association dont le but est de promouvoir l’art corporel, « que ce soit le tatouage ou le piercing », de le rendre plus visible pour le grand public, en facilitant notamment le contact avec les professionnels. Depuis six ou sept mois, Tatave et Lulu travaille à la mise sur pied d’une convention tatouage. La ville n’a pas été choisie au hasard. « Il n’y en a jamais eu à Quimper », constate Quentin Villain qui espère séduire le public cornouaillais, voire morbihannais. L’événement aura lieu les 7, 8 et 9 septembre, au sein du domaine de Lanniron. Là encore, le choix a été réfléchi : « C’est un lieu atypique, un domaine ouvert, qui se prête bien à notre convention, bien mieux qu’une salle ayant une grande capacité », estime-t-il, en se souvenant qu’au printemps dernier, la salle Avel Vor de Plougastel-Daoulas s’est avérée trop exiguë pour accueillir le public du Brest Tattoo Fest.

Tous les styles, et quelques icônes


Quentin Villain et ses potes veulent bâtir un événement intimiste et pertinent, sortir un peu du « bling bling » pour retrouver l’esprit des conventions d’antan, « Old school, avec moins de tatoueurs, mais des personnes de renom, qui font ça depuis 20 ans et qui couvrent tous les styles ». Une quarantaine de tatoueurs sont conviés à cette première édition de l’International Tattoo Convention, « alors qu’habituellement, ils sont entre 150 et 300 à se retrouver dans des grandes villes comme Rennes », remarque-t-il. Parmi les icônes présentes, il cite Vatéa, « l’un des maîtres du tatouage polynésien, qui exerce son art avec une technique de pique traditionnelle ». Ou encore le duo belge La Boucherie Moderne, qui a fait du portrait sa spécialité. Le Versaillais Phil Van Roy, très porté sur les dessins riches en couleurs, sera aussi là. « À force de faire des conventions, on tisse des liens… », sourit Quentin Villain.

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