Radicalisation Tatouage: Alexis Avril 21 ans, déjà radicalisé (il laisse tomber ses études pour les salons de tatouage…)

C’est devenu un authentique phénomène de société. Un peu comme porter la barbe pour les garçons. Sauf que là, les filles peuvent aussi participer et amplifier la mode.

Laquelle ? Celle du tatouage, pardi ! « Le tatouage s’est largement démocratisé, il suffit d’aller à la plage l’été pour s’en apercevoir », confirme Alexis Avril, déjà expert du sujet malgré ses 21 ans. Le tatouage n’est donc plus réservé aux gros motards barbus ou aux anciens bagnards… « Aujourd’hui, il n’y a plus de profil type. Les tatoués peuvent être ouvriers, cadres, patrons Et les filles s’y mettent de plus en plus. »
“ Des dessins qui dureront tout le temps ” Le jeune homme vient d’ouvrir A.2 Tattoo au 57, avenue Victor-Leclerc, près de La Vasque. Preuve de l’incroyable engouement populaire pour le tatouage, il s’agit du troisième salon du genre qui ouvre à Thouars en moins d’un an, alors que la cité n’en comptait aucun auparavant… « J’étais en quelque sorte le premier sur le secteur puisque j’ai ouvert mon salon privé à Saint-Varent en janvier 2018, explique Alexis avec l’aplomb d’un jeune patron qui vit sa passion. Je dessine depuis tout petit. Lors de mes études de commerce (il a obtenu son Bac pro commerce en 2017 à la maison familiale rurale du Terra, à Val-en-Vignes, NDLR), je me suis dit que le tatouage était une belle façon de faire des dessins qui dureront tout le temps. J’allais passer en apprentissage pour devenir commercial, mais j’ai tout abandonné pour tenter l’aventure… »
Cette dernière rebondit donc à Thouars. « Je ne me suis pas lancé à l’aveugle. J’étais un peu à l’étroit à Saint-Varent pour répondre à toutes les demandes, avec une clientèle en grande partie thouarsaise. J’avais donc prévu de venir, mais pas forcément si vite. Et puis l’opportunité de ce local de 93 m2 s’est présentée. On a tout refait du sol au plafond en trois semaines. »
L’endroit est spacieux, lumineux, confortable. Appréciable lorsqu’on sait qu’une séance de tatouage peut durer jusqu’à cinq heures. « Pour les plus grands dessins, on fait plusieurs séances afin de ne pas fatiguer la peau, prévient Alexis, tatoueur autodidacte et titulaire d’un diplôme d’hygiène et salubrité. La sécurité est un aspect primordial, il y a des règles à respecter car la santé des personnes est en jeu. »

La Nouvelle Republique