Racisme Intra-Blanc: Jupiter remets à sa place Greta Thunberg(de type esquimau)

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L’Assemblée générale de l’ONU est l’occasion d’assister au refroidissement des relations entre le président français et Greta Thunberg. Emmanuel Macron, qui avait accueilli la jeune militante écologiste à l’Élysée en février dernier, s’est montré ouvertement critique à son endroit, particulièrement après que la Suédoise de 16 ans, aux côtés de quinze autres jeunes, a déposé une plainte devant le Comité des droits de l’enfant de l’ONU contre cinq pays: l’Argentine, le Brésil, la Turquie, l’Allemagne, mais aussi la France. Les écologistes considèrent que l’inaction des dirigeants sur le plan climatique porte atteinte à la convention de l’ONU sur les droits des enfants.

«Là, des positions très radicales, c’est de nature à antagoniser nos sociétés», a réagi le président français auprès d’Europe 1. «Toutes les mobilisations de notre jeunesse ou des moins jeunes sont utiles. Mais il faut qu’elles se concentrent maintenant sur ceux qui sont le plus loin, ceux qui essaient de bloquer. Je n’ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand, aujourd’hui, sont en train de bloquer», s’est défendu celui qui, en 2018, avait reçu le titre certes un peu pompeux (et contesté) de «champion de la terre» décerné par le programme onusien pour l’environnement (Unep). Un qualificatif que Greta Thunberg ne souhaite visiblement accorder à aucun dirigeant de la planète.

«Quand je vois qu’on va fermer l’ensemble de nos activités charbon, qu’on stoppe l’exploitation d’hydrocarbures, qu’on est en train de bouger, je ne suis pas sûr que ce soit la voie la plus efficace, a-t-il ajouté sur Europe 1. Je pense surtout maintenant qu’on a besoin qu’on ait une jeunesse qui nous aide à faire pression sur ceux qui bloquent, en se mobilisant, et qui aussi participent à des actions très concrètes. Il y a des tas d’actions citoyennes qui sont utiles».

«On ne peut pas mobiliser avec du désespoir, presque de la haine»

Lors de son voyage, Emmanuel Macron avait déjà déclaré, sans citer Greta Thunberg, que les jeunes devaient plutôt manifester contre les pays qui ne «bougent» pas. Le président français avait alors cité la Pologne, consommatrice de grandes quantités de charbon et accusée de bloquer le consensus européen pour l’adoption de la neutralité carbone à l’horizon 2050. Ce but était considéré si radical en 2015 que le terme avait été exclu du texte de l’accord de Paris, mais il est en train de s’imposer au vu des changements climatiques toujours plus notables.

Dans son sillage, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, n’a pas non plus été tendre avec Greta Thunberg. «Il est important d’avoir des personnes qui éveillent les consciences. Mais quelles sont les solutions qu’elle met sur la table? Je ne sais pas. On ne peut pas mobiliser avec du désespoir, presque de la haine», a déclaré au micro de France Inter celle qui est aussi vice-présidente de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement. Même son de cloche du côté du ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, qui a déclaré sur BFM-TV que Greta Thunberg lui inspirait un mélange de «sympathie» et de «vigilance» car «il ne faut pas créer une génération de déprimés» autour du climat.

Le Figaro