Racisme anti-blanc.he: Vincent Lesclous Procureur de Versailles ne reconnait pas le racisme anti-blanc.he

Au terme d’une enquête qui aura duré plus de huit ans, le parquet de Versailles a rendu ses réquisitions dans l’affaire qui oppose une jeune femme à une vingtaine de sapeurs-pompiers dont trois sont mis en examen pour viols et agressions sexuelles, et quatre autres pour omission de porter secours à une personne en danger. Le procureur demande l’abandon des poursuites pour viol, et requiert le renvoi de trois sapeurs-pompiers devant le tribunal correctionnel pour atteinte sexuelle sur une jeune fille de 14 ans. Cette affaire, révélée par Le Monde le 30 juillet, avait mis au jour les dérives qui persistent dans le huis clos des casernes.

Cette adolescente – appelons-la Julie – a 14 ans au moment des faits et une santé fragile. Depuis l’âge de 12 ans, elle est sujette aux crises de spasmophilie et de tétanie, et a déjà fait plusieurs tentatives de suicide. Elle a aussi développé « une passion pour les pompiers », rappelle le parquet dans son réquisitoire révélé par lAFP et que Le Monde a pu consulter. Ses proches évoquent même « un culte du pompier ». En 2009, elle fait la connaissance d’un militaire de la caserne de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), l’un de ceux qui intervient très souvent chez elle. Il a 20 ans. Il est le premier à avoir un rapport sexuel avec elle.

Plus d’une dizaine de ses camarades suivront. De caserne en caserne, on se repasse le numéro de ce « plan cul ». Les relations ont lieu chez la collégienne, dans les jardins publics, sur le capot d’une voiture, dans les toilettes d’un hôpital. Tous assurent que c’est elle qui les contacte sur Facebook, puis leur fait « part de sa volonté d’avoir des relations sexuelles avec eux dans des termes très crus », résume le parquet. Julie dit le contraire : ils l’appelaient « et se montraient même pressants ». Mais elle ne nie pas les « nombreuses relations sexuelles (…) directement liées à ses tendances autodestructrices » : « C’était comme me couper », « j’avais besoin de me faire mal », explique la jeune femme alors shootée aux antidépresseurs et autres anxiolytiques.

Le Monde