Racisme Anti-Blanc.he: Son entraîneur de handball s’est garé sur un parking. « Il a dit “suce-moi”. Et j’ai été bloquée, j’ai obéi »(sic)

Fanny, 39 ans, ancienne joueuse de handball dans un club local francilien, a porté plainte pour « abus sexuels sur mineurs » contre celui qui l’a entraînée durant toute son adolescence. Elle retrace le long cheminement qui l’a conduite à écrire au procureur.

  •  
  •  
  •  
  •  

Au printemps 1995, Fanny a 14 ans et demi et presque six années de handball derrière elle. L’ado passe sa vie au gymnase, pour ses deux entraînements hebdomadaires, les matches du week-end et les fêtes organisées par le petit club d’Ile-de-France, où ses parents sont bénévoles.

L’homme qui entraîne l’équipe féminine depuis qu’elles ont 10 ans lui plaît beaucoup. Comme elle, il officie au poste de gardien. Agé de 21 ans, il est drôle, plutôt attentionné et il l’estime comme joueuse. Fanny a même l’impression d’être sa préférée. A une soirée du club, il l’invite à danser, elle est aux anges. Elle a envie de lui plaire comme un-e ado s’amourache d’un-e prof, tout en sachant la chose impossible.

« Je sentais son regard sur moi, je me sentais exister à travers son regard », analyse-t-elle aujourd’hui, dans le café d’Ile-de-France où nous l’avons rencontrée.

« J’avais besoin de cela. Je pense qu’il l’a senti. Et c’est comme ça que ça a commencé. »

Pendant les vacances, Fanny se décide à lui déclarer son amour dans une lettre. Elle rapporte qu’au téléphone, il lui dit avoir été touché par ses mots. Elle veut le voir pour parler, s’imagine qu’ils vont « peut-être s’embrasser ». Il refuse d’abord, puis finit par accepter. Une après-midi, en l’absence des parents de Fanny, il passe la chercher en voiture. « Il m’a paru froid, plus distant que d’habitude », se souvient-elle. L’ado parle pour combler les blancs sur la route.

Son entraîneur finit par s’arrêter sur un parking, à l’orée d’une fo