Racisme anti-blanc.he: Sandrine Bonnaire admets s’être fait casser la gueule par un Blanc« Il m’a strangulée, je suis tombée dans les pommes, et je me suis réveillée avec une triple fracture de la mâchoire et huit dents cassées. »(sic)

En 2010, elle révélait avoir subi une agression qui l’avait laissée exsangue. Elle confie aujourd’hui qu’il s’agissait en réalité de violences conjugales.

Il a fallu de longues années pour lever le voile sur l’indicible… Il y a quelques années, Sandrine Bonnaire revenait sur un épisode dramatique de sa vie : quand, au début des années 2000, elle avait été violemment agressée, sans en révéler véritablement les causes. Un vrai passage à tabac, qui aurait pu l’emporter : visage détruit, mâchoire de travers, des dents cassées comme si elle avait « du gravier dans la bouche » et des cauchemars récurrents qui lui empoisonnent l’existence.

Près de 20 ans après les faits, la comédienne a décidé de revenir sur cet épisode traumatisant dans un entretien intime accordé à la journaliste Catherine Ceylac, qui publie un livre de témoignages de personnalités, À l’amour à la vie (Flammarion), sur différents parcours amoureux. Un récit glaçant, celui d’un « amour toxique », selon les propres termes de l’actrice, avec un homme qui a partagé sa vie pendant quatre ans et dont elle préfère taire le nom. En 2000, leur histoire s’achève, elle lui demande de partir, l’aide à trouver un nouvel appartement… « Et puis, un soir, tout a basculé, je n’ai rien vu venir, raconte Sandrine Bonnaire. Il m’a strangulée, je suis tombée dans les pommes, et je me suis réveillée avec une triple fracture de la mâchoire et huit dents cassées. »

Son compagnon lui dit qu’elle a chuté, elle y croit à moitié, mais décide de ne pas porter plainte. « Je n’en revenais pas qu’il ait pu me faire ça », confie-t-elle. Elle rencontre des spécialistes, notamment grâce à l’aide de Jacques Dutronc, avec lequel elle tourne à l’époque, consulte un chirurgien qui lui confirme qu’il s’agit bien de coups portés intentionnellement, ce qui la pousse à déposer une plainte contre son compagnon. « Ça a été très long, mais il a fini par être puni. J’en avais besoin. Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis et une grosse amende. Je ne crois pas qu’il ait frappé d’autres femmes auparavant, mais j’ai pensé à celles qui allaient partager sa vie après. »

Quatre ans d’analyse

La reconstruction physique et psychologique sera longue et douloureuse. Opérations chirurgicales, pose de plaques en titane, rééducation… « À la suite de cette agression, j’ai fait quatre ans d’analyse, précise l’actrice à Catherine Ceylac. Ça m’a sauvée. Je me souviens de la première question de la psy : Pourquoi avez-vous choisi cet homme ? Et, là, d’un coup, j’ai compris beaucoup de choses, liées à l’enfance. » Un père mort trop vite, une famille nombreuse, un succès au cinéma qui l’oblige à « porter » les siens… « Cet homme, j’ai vu qu’il n’allait pas bien et c’est précisément pour ça que j’ai commencé à m’intéresser à lui. M’occuper de tout le monde, c’était un peu ma mission. » Pour Sandrine Bonnaire, la page est tournée, d’autres hommes ont partagé sa vie, elle a eu deux filles avec des pères différents, elle revoit tous ses ex, mais a tiré définitivement un trait sur celui qui l’a violentée.

 

Le Point