Racisme Anti-Blanc.he: Moi Alizé Bernard battue par mon Conjoint

Dans « Silence, on cogne », Alizé Bernard revient sur les années de violences conjugales qu’elle a subies. A son récit répond l’enquête de la journaliste Sophie Boutboul sur les femmes victimes de leur conjoint policier ou gendarme, et leurs difficultés à être entendues. Extraits exclusifs.

Quand son fils avait 6 ans, il lui a dit : « Maman, les gendarmes ils arrêtent les méchants. Si Papa est méchant avec toi, qui va l’arrêter lui ? » Alizé Bernard est restée sans voix. Victime pendant plusieurs années des violences de son ex-mari gendarme, cette attachée commerciale de 32 ans s’est décidée à parler. Pour celles qui ne peuvent plus et celles qui n’osent pas encore. Pour que la prise en charge des victimes évolue. Parce qu’elle ne pouvait soupçonner que le statut de son ancien mari puisse à ce point rendre plus difficile le combat qu’elle a mené, seule, pour faire valoir ses droits. Dans « Silence, on cogne » (Grasset, 384 pages, en librairies le 20 novembre), elle revient sur ces années de lutte et les innombrables obstacles qu’elle a dû franchir. Un témoignage poignant, éclairé par l’enquête fouillée de Sophie Boutboul (voir les encadrés placés à la fin). Pendant un an et demi, cette journaliste indépendante a rencontré de nombreuses femmes, des proches de victimes de féminicides, des professionnels qui les accompagnent, mais aussi des avocats, des juges, des magistrats ainsi que des policiers, des gendarmes et des responsables des instances d’inspection : l’IGPN (Inspection générale de la Police nationale) et l’IGGN (Inspection générale de la Gendarmerie nationale). Elle met en lumière les failles d’un système délaissant les victimes de ces hommes – exposés eux-mêmes à la violence – qui incarnent la loi. Extraits. Céline Rastello.

Le Nouvelobs