Racisme Anti-Blanc.he, Leukodécadence: Le voyou Christophe Ruggia mis en Examen pour le Viol d’une mineure de moins de 15 ans

Le réalisateur français Christophe Ruggia, accusé d’attouchements et de harcèlement sexuel par l’actrice Adèle Haenel, a été mis en examen jeudi 16 janvier pour « agressions sexuelles sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité » et placé sous contrôle judiciaire, a annoncé le parquet de Paris.

Peu connu du grand public, le cinéaste de 55 ans, qui conteste cette mise en cause, a été placé sous contrôle judiciaire le temps que les investigations se poursuivent, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte jeudi matin. Il lui est notamment interdit de rencontrer l’actrice de 31 ans, a précisé une source proche du dossier à l’Agence France-presse (AFP).

M. Ruggia avait été interpellé mardi matin avant d’être interrogé à Nanterre par les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP). Une confrontation avec la comédienne a également eu lieu mercredi, durant laquelle chacun a campé sur ses positions, a indiqué à l’AFP une autre source proche du dossier.

« Harcèlement sexuel permanent »

L’affaire a démarré à l’automne quand Adèle Haenel, récompensée par deux César en 2014 et 2015, a accusé le cinéaste dans une enquête publiée en novembre par Mediapart. Elle y dénonce « l’emprise » qu’il aurait exercée sur elle pendant la préparation et le tournage du film « Les Diables » (2002), puis un « harcèlement sexuel permanent », des « attouchements » répétés et des « baisers forcés dans le cou », qui auraient eu lieu chez lui et lors de plusieurs festivals internationaux, le tout alors qu’elle était âgée de 12 à 15 ans, entre 2001 et 2004.

Ces accusations ont provoqué un séisme dans le milieu du cinéma français, jusque-là resté assez imperméable au mouvement #MeToo. Quelques jours plus tard, de nouvelles accusations de viol portées par une photographe française contre le célèbre réalisateur franco-polonais Roman Polanski ébranlaient de nouveau le milieu du 7e art.

 

Adèle Haenel avait dans un premier temps refusé de saisir la justice, se justifiant d’une formule lapidaire et critique sur une institution qui « condamne si peu » « La justice nous ignore, on ignore la justice ». Elle avait finalement porté plainte quelques jours après l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet. Entendue par les enquêteurs le 26 novembre et le 2 décembre, elle avait expliqué dans un communiqué avoir décidé de « s’engage[r] activement dans cette procédure, considérant qu’il est de [s]a responsabilité de justiciable comme de personnalité publique d’y prendre part, au regard de la gravité des faits dénoncés et des conséquences pour chacun ».

« Statut de victime »

L’actrice avait ajouté que « les dénégations publiques » de Christophe Ruggia l’avaient « déterminée à obtenir judiciairement la reconnaissance de son statut de victime ».

Christophe Ruggia s’est défendu à plusieurs reprises dans les médias, assurant par exemple avoir « commis l’erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu’une telle posture suscite ». Dans Marianne, le cinéaste a aussi affirmé en décembre qu’Adèle Haenel lui était hostile car il lui avait refusé un film.

Christophe Ruggia a été suspendu de façon temporaire par la Société des réalisateurs de films (SRF), une des principales organisations de cinéastes forte de 300 adhérents, le temps de l’enquête.

 

Le Monde