Racisme Anti-Blanc.he, Leukodécadence, Affaire Gailhaguet: Roxana Maracineanu”Il était sur quelle planète”(sic), Un entraineur “Il Faut vraiment qu’il dégage”(sic)(Màj: Il a démissionné)

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08/02/2020

Au cœur d’un profond scandale de violences sexuelles dans le monde des sports de glace, Didier Gailhaguet a, ce samedi à l’issue d’un conseil fédéral à la FFSG, annoncé sa démission de son poste de président de la Fédération française.

 

En plein scandale de violences sexuelles, Didier Gailhaguet a annoncé samedi sa démission de la présidence de la fédération française des sports de glace (FFSG). «Dans un souci d’apaisement, j’ai pris avec philosophie, dignité, mais sans amertume la sage décision de démissionner», a-t-il annoncé aux journalistes à la sortie d’un conseil fédéral extraordinaire à Paris, mettant fin à un long règne qui avait commencé en 1998, avec une parenthèse entre 2004 et 2007. Il a dénoncé «la dictature ministérielle et notamment la honteuse menace d’un retrait de l’agrément» de la fédération brandi par la ministre des Sports Roxana Maracineanu, qui avait exigé sa démission lundi. 

Depuis plus d’une semaine, le sport français vit une crise sans précédent, déclenchée par une vague de révélations de violences sexuelles. Plusieurs anciennes patineuses ont accusé trois entraîneurs d’avoir abusé d’elles entre la fin des années 1970 et le début des années 1990, quand elles étaient adolescentes. La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, avait réclamé la démission de Didier Gailhaguet lundi, fustigeant un «dysfonctionnement général» à la fédération.

Elle avait pointé la responsabilité de Gailhaguet dans le retour dans le circuit du patinage de l’entraîneur Gilles Beyer, malgré une enquête administrative au début des années 2000, pour des attitudes inappropriées avec des patineuses, qui avait conduit le ministère à le sortir de ses rangs en 2001. Didier Gailhaguet, 66 ans, avait assuré n’avoir jamais protégé Gilles Beyer et avait tenté de contre-attaquer en mettant en cause le ministère. Didier Gailhaguet a estimé «n’avoir rien à se reprocher» et indiqué qu’il s’agissait d’une «décision prise de longue date, pas prise sous les oukazes, une décision faite de convitions».

Le Figaro.fr

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07/02/2020

“Si je suis celui qui doit démissionner parce que c’est le seul moyen de débloquer, bien sûr que je le ferai”, a déclaré le président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet jeudi, en plein scandale de violences sexuelles dans le patinage.

“Si je suis celui qui doit démissionner parce que c’est le seul moyen de débloquer, bien sûr que je le ferai”, a affirmé Gailhaguet, invité de l’émission C à vous, sur France 5, jeudi soir. “Mais par contre je voudrais avoir dit ce que j’ai encore à dire, qui n’est pas tout à fait terminé”, a-t-il complété.

 
 
 
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C à vous

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« Là, on désigne un coupable. Et ensuite on met en place une enquête. » Le patron de la FFSG M. Gailhaguet s’explique suite aux accusations de violences sexuelles de la patineuse Sarah Abitbol.

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Il faut dire qu’en plein scandale de violences sexuelles dans le patinage français, les voix s’élèvent dans les clubs face à l’obstination de son indéboulonnable patron Didier Gailhaguet. La défiance se fait aussi entendre en coulisses.

Appelé à la démission par la ministre des Sports Roxana Maracineanu lundi, Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) quasiment sans discontinuer depuis 22 ans, a répété mercredi au cours d’une conférence de presse fleuve sa volonté ferme d’attendre les conclusions de l’enquête administrative à venir “avant de prendre une décision”.
Une position largement critiquée par les clubs, qui commencent à s’activer pour se faire entendre. Et faire bouger les lignes.

Stop, ça suffit, place aux autres

“Monsieur Gailhaguet, votre défense ne m’a pas émue. Votre indignité, si”, assène ainsi le jeune président du club d’Angers, Damien Boyer-Gibaud, dans une tribune publiée dans Ouest-France.
“Quand j’étais gamin, je regardais le patinage artistique et j’entendais parler d’histoires et de polémiques avec Didier Gailhaguet. Stop, ça suffit, place aux autres. Quand on est président de fédération, de ligue ou de club, on a un devoir moral, il a failli à ce devoir moral. (Dans cette situation), on s’en va. On ne s’acharne pas à vouloir garder sa place”, explique à l’AFP M. Boyer-Gibaud. Le trentenaire, qui cherche à mobiliser d’autres clubs, dit avoir reçu le soutien de plusieurs d’entre eux.

S’il aime vraiment ses athlètes, sa fédération, il la quitte

Si tous s’accordent à souligner le travail accompli par Gailhaguet en plus de vingt ans à la tête de la fédération, la question morale et le besoin d’apaisement priment. “Il est sourd à la partie responsabilité morale ou éthique du président. Il n’est plus audible dans l’axe (de défense) qu’il a choisi”, expose à l’AFP Bruno Travail, qui préside l’Entente Patinage Wasquehal Lille Métropole. “Je suis convaincu qu’il n’est plus l’homme de la situation.”

“Tu dois démissionner pour que tout retombe”, lui a dit le président de Lyon Glace Patinage, Pascal Girardot. “Il faudrait qu’il lâche le morceau. Je ne vois pas comment il peut s’en sortir, même s’il est jusqu’au-boutiste. Il faut être aussi raisonnable, on s’inquiète pour la suite”, poursuit-il. “S’il aime vraiment ses bénévoles, ses athlètes, sa fédération, il la quitte”, tranche M. Boyer-Gibaud.

C’est aux clubs et à eux seuls qu’appartient la décision finale

Si, dans le bras de fer engagé entre Maracineanu et Gailhaguet, la première ne peut pas concrètement limoger le second, les clubs pourraient être un levier fatal. C’est le sens de l’action engagée par Ludovic Le Guennec, président de l’Ascel Caen, qui annonce dans un communiqué avoir “sollicité hier (mercredi) soir la présidente du conseil fédéral”, dont il est aussi membre, afin qu’il “mette fin au mandat” de Gailhaguet.

Selon les statuts de la FFSG, seul ce conseil fédéral en a le pouvoir, par un vote aux deux tiers. Cette instance de contrôle et de surveillance de la fédération se réunit obligatoirement si au moins un quart de ses 31 membres élus par l’assemblée générale le demandent. “C’est aux clubs et à eux seuls qu’appartient la décision finale”, considère le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Denis Masseglia.

En coulisses, quatre membres sur seize du bureau exécutif ont démissionné mardi soir devant l’obstination de Gailhaguet. Lors de cette réunion, son vice-président Serge Petetin, qui ne fait pas partie des démissionnaires, a lui aussi conseillé à Gailhaguet de partir, a-t-il confié à l’AFP.

Un courrier aux clubs

L’ancien champion et porte-drapeau français aux JO-1952 à Oslo Alain Giletti, entré en contact avec une quinzaine de patineurs et d’entraîneurs de toutes générations la veille, se fait lui leur porte-parole auprès de l’AFP : “Ils me disent: On espère que tout le monde va être viré pour qu’il y ait une équipe jeune et propre”.

Gailhaguet “doit se demander ce qui est le mieux pour sa fédération, et pour son honorabilité, juge Masseglia. Il ne peut pas rester dans le statut quo.” Au lendemain de sa contre-attaque médiatique, lui a cherché à rassurer les clubs en leur adressant un courrier dont l’AFP a obtenu une copie. Et s’active jusque sur les réseaux sociaux pour mesurer le poids de ses soutiens.

Midi Libre

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05/02/2020

Face aux accusations de violences sexuelles dans le monde du patinage, le président de la Fédération Française des sports de glace, Didier Gailhaguet a tenu une conférence de presse ce mercredi pour «rétablir une stricte vérité». Il s’est montré offensif, expliquant que la fédération «ce n’est pas un ramassis de pervers sexuels» alors que la Ministre des Sports Roxana Maracineanu a demandé sa démission pure et simple, ce que Didier Gailhaguet a refusé. En réponse, il a qualifié la ministre de «moralisatrice». «Je suis un homme imparfait, mais je suis un homme clean. 90% des faits, je les ai découverts par la presse» s’est il notamment justifié, tout en demandant «depuis quand avons-nous banni la présomption d’innocence dans notre pays ?» Didier Gailhaguet est accusé d’avoir couvert les agressions sexuelles et viols de l’ancien entraineur Gilles Beyer sur Sarah Abitbol.
Le Figaro.

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La justice a annoncé l’ouverture d’une enquête pour viols et agressions sexuelles sur mineurs suite aux récentes révélations de la patineuse Sarah Abitol sur son entraîneur Gilles Beyer. Au micro d’Europe 1, Didier Lucine, entraîneur de patinage à Annecy, explique comment le président de la Fédération a “salit l’image du patinage”.

INTERVIEW

L’omerta se brise. Alors que la Fédération française des sports de glace est soupçonnée d’avoir couvert Gilles Beyer, l’entraîneur de Sarah Abitbol qui a révélé avoir été abusée par lui, Didier Gailhaguet, le président de la FFSG, a finalement émis l’hypothèse qu’il pourrait démissionner “si c’est le seul moyen” de débloquer la situation. Si les agissements supposés de Gilles Beyer ont été révélés publiquement par Sarah Abitol dans Un si long silence, publié aux éditions Plon fin janvier 2020, Didier Lucine, entraîneur de patinage à Annecy, avait pourtant lancé l’alerte il y a 20 ans. Il juge que Didier Gailhaguet “salit l’image du patinage”. S’il souhaite “vraiment qu’il dégage”, Didier Lucine ne pense pas que Didier Gailhaguet démissionnera. “Il n’a pas assez de dignité” pour ça, selon lui. 

“Il n’y a pas de plaintes, on fait ce qu’on veut”

Gilles Beyer et Didier Lucine se connaissaient pourtant très bien, et ont pendant de nombreuses années patiné ensemble. Jusqu’en 2000. A l’été, Vanessa, une des patineuses de Didier Lucine, lui raconte que Beyer l’a “quasiment kidnappée sur Annecy”. “Mais ce qui a déclenché l’affaire”, explique Didier Lucine, “c’est lorsqu’à La Roche-sur-Yon, en stage, Gilles Beyer a pris une chambre avec une patineuse”. Conscient de la situation, Didier Lucine prévient alors la fédération. Gilles Beyer sera démis de ses fonctions.

 

Mais lorsque Gilles Beyer retourne sur les patinoires, Didier Lucine alerte Didier Gailhaguet sur ses agissements. Le président de la Fédération lui aurait répondu “il n’y a pas de plaintes, on fait ce qu’on veut”, avant de le sanctionner, selon Didier Lucine, qui évoque des subventions en baisse ou des non-sélections de patineuses pour les compétitions officielles. 

D’autres témoignages pourraient être publiés 

Selon Didier Lucine, la quasi-totalité des gestes décrits par les patineuses ont été commis sans aucun témoin. “Pour Sarah et cette histoire de viol, personne ne savait”, affirme Didier Lucine. “C’est une certitude, mais tout le monde était au courant des agissements de Gilles Beyer. Pas un membre de la fédération peut dire le contraire!”. “Quand on écoute Didier Gailhaguet en conférence de presse, Cahuzac à la limite c’est un enfant de cœur. C’est hallucinant de mensonges !”, tacle l’entraîneur d’Annecy.

Didier Lucine l’affirme, des témoignages sont en cours de vérification et certains pourraient sortir. “J’ai beaucoup de SMS d’entraîneurs qui ne peuvent pas parler”, raconte-t-il. “J’essaye de parler pour les patineurs, pour toute la nouvelle génération de coachs qui est partie à l’étranger et qui rêve de revenir”, se justifie-t-il. “Ils n’en peuvent plus, il y a une telle ambiance catastrophique dans ce milieu. Il faut que ça change !” 

 

Europe 1

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03/02/2020

Un dinosaure du sport français sous pression. La ministre des Sports Roxana Maracineanu a demandé ce lundi après-midi la démission de Didier Gailhaguet (66 ans), président de la Fédération français des sports de glace (FFSG) accusé d’avoir couvert les agressions sexuelles d’un entraîneur.

« J’ai commis des erreurs, pas des fautes », s’est défendu le concerné à l’issue de son entretien avec la ministre des Sports. « Elle ne m’a pas écouté, et surtout ne m’a pas entendu », a réagi Didier Gailhaguet Interrogé sur son intention ou non de démissionner, il a répondu : « On va réfléchir à tout ça », renvoyant à une conférence de presse mercredi.

 

« Responsabilité morale et personnelle »

« Un dysfonctionnement général existe au sein de la Fédération française des sports de glace, avait dénoncé Roxana Maracineanu, après une heure de réunion avec l’ancien patineur. Au regard des révélations et des témoignages que j’ai pu recueillir, Didier Gailhaguet ne peut se dédouaner de sa responsabilité morale et personnelle. »

Pour mettre la pression à l’intéressé, qui ne s’est pas encore exprimé, la ministre des Sports a lancé le processus de retrait de la délégation de l’Etat à la FFSG. Dans les quinze jours, si la fédération n’obtempère pas, la compétence pour organiser des compétitions nationales ou remettre des titres lui échappera et reviendra au Comité national olympique et sportif français (Cnosf). Selon une source au ministère des Sports, la FFSG réunit son bureau exécutif mardi.

Roxana Maracineanu a également annoncé qu’elle allait saisir le procureur de la République et lancer une enquête au sein de la FFSG. 18 cadres d’Etat détachés au sein de la Fédération, dont le directeur technique national, sont convoqués mercredi.

« Mettre fin à l’omerta »

« L’ensemble des victimes doit pouvoir témoigner », a poursuivi la ministre, qui a appelé à « mettre fin à cette omerta ». Le ministère appelle à la création d’une association des victimes de violences sexuelles.

Président de la FFSG depuis 1998 à l’exception d’un break entre 2004 et 2007, Didier Gailhaguet (66 ans) est soupçonné d’avoir couvert son ami, l’ex-entraîneur Gilles Beyer, accusé de viols par l’ancienne championne de patinage artistique Sarah Abitbol dans un livre « Un si long silence » (Plon).

Le Parisien