Racisme anti-blanc.he: le voyou Arnaud Mercier condamné à 13 ans de prisons pour viol

L’ancien directeur des équipes de France de roller artistique avait reconnu des agressions sur mineures, mais pas les viols.

La cour d’assises l’a reconnu coupable d’agressions sexuelles et de viols sur mineures. L’ancien directeur des équipes de France de roller artistique, Arnaud Mercier, a été condamné samedi soir à 13 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Val-d’Oise, selon Le Parisien

Âgé de 42 ans, incarcéré depuis 2015, il était jugé depuis lundi pour agressions sexuelles, viols, corruption de mineure et détention d’images pédopornographiques. 

 
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Quatre témoins à la barre

L’affaire commence en 2011. Une patineuse de 14 ans confie alors à une psychologue du pôle espoir d’athlétisme d’Ile-de-France avoir été abusée par son entraîneur depuis l’âge de 8 ans. Elle décrit un mode opératoire bien précis: des massages qui donnent d’abord lieu à des “bisous”. Puis l’entraîneur qui vient dans sa chambre d’hôtel lors des nombreux déplacements en vue de compétitions.  

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Le sélectionneur est suspendu de ses fonctions, d’abord pour six mois puis définitivement. En 2015, une seconde championne, présentée comme sa “favorite”, dépose une plainte à son tour contre celui qui était à la fois son entraîneur et sa famille d’accueil. 

Au cours du procès, deux autres championnes ont contacté la cour pour témoigner. Mercredi, l’une d’elles a évoqué à la barre des viols subis pendant deux ans, entre 16 et 18 ans. Elle a raconté que l’entraîneur qu’elle admirait était venu “plusieurs fois dans son lit durant des stages pour la caresser”. La quatrième jeune fille, âgée de 24 ans, l’a accusé d’agressions sexuelles à partir de ses 12 ans. 

“J’ai été un agresseur”

Vendredi, l’ancien entraîneur avait admis des agressions sexuelles sur deux des quatre jeunes filles mais avait nié les viols en bloc. Il a reconnu, d’un ton très assuré, des “gestes déplacés”, des “attouchements”, des “caresses mais jamais de pénétration”. Les relations sexuelles qu’il a eues par la suite avec elles, “à leur majorité sexuelle à 15 ans” étaient “consenties”, a-t-il assuré. 

L’entraîneur a même parlé d’une “relation amoureuse réciproque” avec l’une d’elles, même s’il admet l’avoir agressée sexuellement de ses 12 à 16 ans: “j’ai été un agresseur, mais ensuite cela a évolué, on s’aimait”. Pour deux autres, il a parlé d'”aventures”, de “flirt”, et nié toute relation avec la quatrième. “Je sais que j’ai fait des choses affreuses, que je suis malade”, a-t-il reconnu.

 

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