Il prend enfin la parole. Le prince Andrew, mis en cause dans l’affaire Epstein, a accepté de s’entretenir pendant près d’une heure avec la BBC. L’interview, filmée au palais de Buckingham, a été diffusée ce samedi 16 novembre à 21 heures (heure anglaise) dans l’émission «Newsnight». L’occasion pour le deuxième fils de la reine Elizabeth II de nier en bloc les accusations d’agressions sexuelles portées à son encontre.

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«Je n’ai aucun souvenir d’avoir jamais rencontré cette femme», se défend-t-il face à la version tenue par Virginia Roberts. Cette dernière est l’une des principales plaignantes dans l’affaire Epstein. Elle affirme notamment avoir été forcée d’avoir des relations sexuelles avec le prince Andrew à Londres en 2001 alors qu’elle avait 17 ans, puis à deux autres reprises à New York et sur l’île privée du financier américain dans les Caraïbes. «Je peux catégoriquement, absolument vous dire que ce n’est pas arrivé», martèle le père des princesses Eugenie et Beatrice, huitième dans la ligne de succession au trône. Aussi, il se dit prêt à déposer devant la justice «dans de bonnes circonstances».

Le prince Andrew s’est-il montré convaincant ? Rien n’est moins sûr. Outre-Manche, l’interview à la BBC fait ce dimanche la une de la plupart des journaux. Beaucoup ironisent sur la méthode de défense du Royal, ou estiment que son «pari» de s’expliquer à la télévision avait de fortes chances de se retourner contre lui et la famille royale. «Il n’avait pas l’air conscient du sérieux de l’affaire, riant et souriant à plusieurs reprises pendant l’interview (…) et n’exprimant aucun regret ou inquiétude envers les victimes d’Epstein», juge ainsi le quotidien The Guardian.