Racisme anti-blanc.he: Katie Bouman victime d’une Vendetta pour ses travaux en cosmologie

Des internautes ont fait circuler des informations erronées sur l’ampleur de l’apport de la jeune femme à l’algorithme qui a permis la réalisation de la photo.

Elle est le visage lumineux du trou noir. Après la révélation, mercredi dernier, de la première photo jamais prise d’un tel corps céleste, une jeune scientifique a été célébrée comme la femme qui l’a rendue possible. Katie Bouman, 29 ans, a travaillé sur l’algorithme qui a généré cette image, fondée sur l’immense masse de données récoltée par un total de huit radiotélescopes. Enthousiaste, pleine d’amour pour la science et ravie de pouvoir enfin partager son travail secret, la jeune femme est devenue, aux yeux du public, un modèle pour la promotion des femmes d’une science dominée par les hommes. Dans certains recoins du web, c’en était trop. 

Des internautes ont entrepris de remettre en cause la contribution de Katie Bouman à l’élaboration de l’algorithme. Convaincus qu’elle était indûment mise en avant, ils ont répandu l’idée, basée sur l’observation erronée de l’un d’eux, qu’un homme avait rédigé l’immense majorité des lignes de code qui font l’algorithme en question, rapporte le Washington Post.  

Andrew Chael, un membre de l’équipe, aurait à son actif “850 000 des 900 000 lignes de code” qui ont permis de voir (ou presque) un trou noir, avançaient-ils, mais son travail ne serait pas reconnu à sa juste valeur, pour cause de “politiquement correct”. Pour dévaloriser la chercheuse, certains sont allés, explique Numerama, jusqu’à prôner la suppression de sa page Wikipédia et à créer de faux comptes à son nom et au nom de son collègue. Qui s’en est agacé. 

“Trouvez-vous d’autres priorités”

“J’apprécie qu’on me félicite pour ce qui représente l’aboutissement de plusieurs années de travail, a écrit vendredi Andrew Chael sur Twitter. Mais si vous me félicitez dans le cadre d’une vendetta sexiste visant Kate, allez voir ailleurs et trouvez-vous d’autres priorités dans la vie.” 

Dans une suite de tweets, il explique comment l’équipe a travaillé, assure que Katie Bouman a “beaucoup contribué” et que le système n’aurait “jamais fonctionné sans ses contributions”. Interrogé par le Washington Post, il ajoute qu’il n’a jamais rédigé 850 000 lignes de code, même si on lui doit bien, en grande partie, l’un des programmes utilisés

L’Express