Puy En Velay(43), Leukodélinquance: Les Voyoux des Gilets Jaunes(groupe Ultra-Radical Blanchiste) ont détruits 95% des Radars routiers

Érigés par les anti-80 km/h et les Gilets jaunes en symboles de la « pompe à fric étatique », ennemis désignés par des millions de Français en quête de pouvoir d’achat, les radars automatiques de vitesse sont devenus des cibles privilégiées. Dans le Puy-de-Dôme, c’est carrément l’hécatombe, comme le prouve notre état de lieux.

Armes de pillage massif selon certains, machines à sauver des vies pour d’autres. Depuis qu’ils ont fait leur apparition en France, il y a quinze ans, les radars automatiques suscitent débats et polémiques.

Les actes de vandalisme les ciblant ne sont pas nouveaux. Mais depuis quelques mois, le phénomène a atteint une ampleur inédite dans le pays, sous l’effet cumulé de la réforme des 80 km/h – en vigueur depuis juillet – et de la colère retentissante des Gilets jaunes.

1. 95% des radars puydômois hors service

Le département est en théorie couvert par vingt-deux dispositifs sédentaires de contrôles de la vitesse : dix-sept cabines fixes « classiques », quatre radars discriminants (qui distinguent les poids-lourds) et un radar tronçon dans les virages de Coudes.

Et si les mairies du Puy-de-Dôme recueillaient les doléances des Gilets jaunes ?

Conformément aux directives nationales, la préfecture ne communique pas sur les appareils hors service. Les 4 et 5 décembre, nous sommes donc allés vérifier sur le terrain l’état de chaque structure, une à une. Et le bilan est édifiant : selon notre décompte, vingt-et-un des vingt-deux radars ne fonctionnaient pas, ce mercredi (soit 95 % du parc départemental)… Le 100 % n’était pas loin : la seule machine opérationnelle, installée à l’entrée de Royat, était encore taguée mardi. Elle a été nettoyée et réactivée dans la matinée par un technicien.

2. Incendiés, tagués, cassés, bâchés

Dans le détail, neuf radars ont été incendiés ces dernières semaines, souvent au moyen de palettes et/ou de pneus embrasés. C’est le cas par exemple à Saint-Ours, au Chambaron-sur-Morge, à Aubiat ou encore à Clermont-Ferrand (avenue de la Margeride et chemin de Beaulieu). Ce dernier appareil a même encaissé un coup de fusil, dans la nuit du 16 au 17 novembre. Le tireur présumé a été pris en quasi flagrant délit par une patrouille qui passait par là…

Les annonces d’Edouard Philippe :”Il essaie de nous enfumer”, réagissent les Gilets jaunes de Clermont-Ferrand

Les déboires successifs de la cabine de Ménétrol, entre Riom et Clermont-Ferrand, résument bien l’air du temps. Taguée pendant l’été, elle a été nettoyée, puis recouverte d’un gilet jaune le 11 novembre, bâchée le 17 novembre, avant d’être enrubannée et enfin incendiée à sa base, il y a une dizaine de jours.

La montagne