Normale-Sup à Paris occupée et fermée ( état de droit ? )

 

Nouvelle entrée dans la contestation sociale : la prestigieuse Ecole normale sup (ENS), rue d’Ulm à Paris. Après une nuit d’occupation de l’une des salles après un colloque organisé dans la journée de mercredi, la direction a fermé administrativement ce jeudi l’établissement, demandant aux élèves logés à l’internat de quitter les lieux si possible

«la sécurité»ne pouvant pas être «totalement»garantie, a indiqué un porte-parole de l’école. Tous les accès à l’ENS ont été bloqués par des camions de CRS, selon l’AFP. A l’intérieur de l’école, ce jeudi soir, il y aurait encore une trentaine de personnes mobilisées et assez surprises de la tournure des événements, à en croire un étudiant de quatrième année présent, que Libération a joint par téléphone. Il ne souhaite pas que son nom apparaisse dans l’article, par peur de représailles de la part de la direction de l’école ou de la police.

«Dès que l’on approche des grilles de l’entrée, la police nous prend en photo, pour nous identifier j’imagine. Il y a une réelle tension, on ne sait pas bien comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures. Du coup on reste dans la cour, à courir derrière la direction de l’école pour que cet état d’urgence assez bizarre soit levé. Nous sommes une trentaine à peu près, moitié étudiants de l’ENS, moitié étudiants de l’extérieur. Il y en a aussi une dizaine de l’internat qui vivent leur vie –les seuls autorisés à entrer et sortir de l’établissement

Libération