Mutilations Génitales: “Je paie pour qu’on pense que ma beauté est naturelle” (sic)

L’injection de vitamines pour hydrater et donner de l’éclat au visage se banalise, jusqu’à devenir un soin comme les autres.

“La première fois que j’ai dit à mes amis que j’allais faire des injections de vitamines, je suis passée pour une folle, se souvient Charlotte, 29 ans. Pour eux, j’allais forcément abîmer mon visage ou, du moins, le modifier de manière irréversible. Le lendemain de ma visite chez mon médecin esthétique, aucun d’entres eux n’a vu la différence. J’étais ravie !”  

À plus d’une centaine d’euros la seringue, l’enthousiasme de la jeune femme pour un résultat imperceptible peut surprendre. Elle explique : “On m’a dit que j’avais bonne mine. Au bureau, on m’a même demandé ce que j’utilisais comme type de soins. Je paie pour que les gens pensent que la beauté de ma peau est naturelle. C’est plus flatteur que d’avouer que j’ai recours aux injections.”  

 
 
 

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“Une suite logique” à l’ingestion de vitamines

Pour le docteur Franck Modiano, médecin esthétique à Paris, il n’y a pas d’âge pour commencer la mésothérapie, ce soin par micro-injections. “J’utilise des produits prêts à l’emploi qui contiennent un mélange de vitamines B, C, E, des oligo-éléments et des minéraux. Le mélange est introduit par micro-injections réalisées par le médecin ou à l’aide d’un pistolet sur la totalité du visage [vidéo ci-dessous]. Je le préconise sur des personnes de 30, 40 ou 50 ans, en coup d’éclat, en booster d’hydratation et en prévention du vieillissement cutané.” 

Chaque matin, Yamina, 42 ans, applique une crème hydratante formulée à partir d’un complexe de vitamines et avale deux gélules de compléments alimentaires composées d’oligo-éléments et de minéraux. “L’injection de ces composants directement dans mon visage, c’était la suite logique”, plaisante-t-elle. Son but est de trouver une solution pour “bien vieillir”. 

La seringue est – littéralement – à la tête du client. Hydratation, ridules, rougeurs, éclat… son visage est passé au crible afin de définir le type de soins et de produits adaptés. “On ajoute parfois de l’acide hyaluronique qui n’est pas réticulé, c’est-à-dire qu’il est fluide, hydratant, mais qu’il n’a pas d’effet repulpant, reprend le Dr Modiano. Je réalise aussi des Skinboosters. On va alors injecter uniquement de l’acide hyaluronique dans le tissu pour créer un effet hydratant. Mais le simple fait d’introduire une aiguille dans le derme stimule déjà la micro-circulation, l’oxygénation, et donc la fabrication de collagène.”