Mutilation génitale, Marchandisation de leur femme: l’Excision Mamaire entraine des cancers

En France, un comité va se réunir pour statuer sur l’avenir des implants mammaires texturés. Ce type d’implant est le plus utilisé dans notre pays, mais est également soupçonné de générer une forme rare de cancer.

Des dizaines de cas

Il y a quelques mois, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait annoncé la tenue d’un Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) prévu pour les 7 et 8 février 2019. Le but ? Déterminer la dangerosité des implants mammaires dits “texturés”, puisque constitués d’une enveloppe de silicone dont la surface externe est texturée.

Or depuis 2011, pas moins de 56 cas de lymphomes anaplasiques à grandes cellules (LAGC) ont été comptabilisés. Sur la totalité des cas de ce cancer rare du système immunitaire, trois femmes sont décédées. Évidemment, au regard du demi-million de femmes portant ce genre d’implant en France, le nombre de malades et de décès est faible. En revanche, il est question d’une augmentation des cas durant la dernière décennie, ce qui a logiquement éveillé les soupçons de l’ANSM. Par ailleurs, de nombreuses plaintes “contre X” ont été déposées dans la capitale, mais également à Marseille.

implants mammaires 2

Crédits : Flickr / Docteur Spitalier Philippe

Qu’a dit le comité ?

Devant le CSST, se sont donc succédés des chirurgiens esthétiques, des associations de patientes, des fabricants de prothèses, mais également des autorités sanitaires d’autres pays. À l’issue de la discussion, le but était de savoir s’il allait être question d’un retrait préventif. Le comité a estimé que dans le cas d’une chirurgie reconstructrice, les implants texturés ne sont pas indispensables, mais pourraient avoir un réel intérêt dans certaines situations où la texture de l’implant constituerait un bénéfice. En ce qui concerne la chirurgie esthétique, ce genre d’implant devrait rester une option.

Si aucun retrait préventif n’a donc été annoncé, il faut tout de même savoir que depuis l’annonce de l’ANSM de novembre 2018, il est recommandé aux spécialistes d’avoir plutôt recours aux implants à enveloppe lisse. Il est également conseillé de consulter un chirurgien ou un gynécologue pour une simple visite de routine et une échographie (ou une IRM) pourrait être prescrite en cas de suspicion. Enfin, en cas de choc violent ou d’une anomalie au niveau de l’implant, il ne faut pas non plus hésiter à consulter.

Science Post