Militaro-Blanchisme, Permis de Meurtre: Une mère de famille vosgienne« Nos week-ends sont synonymes de confinement forcé durant toute la saison de chasse, soit environ cinq mois par an. »(sic)

« Chasse en cours, attention ! » Ce panneau fluo « hérisse » au plus haut point la bibliothécaire à la retraite, d’habitude si tempérée. Un rappel, à ses yeux, de la menace constante. « C’est à nous de nous préserver, comme si la campagne appartenait aux chasseurs ! », s’emporte la septuagénaire, qui réside ici depuis toujours.

« Avec mon mari, nous ne nous promenons plus dans les chemins autour du village, de septembre à février. Une amie s’est fait engueuler parce qu’elle se baladait avec son chien, elle effrayait le gibier… Chez mon frère, des gars qui poursuivaient un animal ont sauté par-dessus la clôture. Comme en temps de guerre, le fusil même pas cassé. Chez la voisine agricultrice, des cavaliers ont déboulé dans la cour, manquant de renverser un enfant. C’est la folie totale ! »

Son nom n’apparaîtra pas. Trop peur d’être stigmatisée. Le maire, lui-même, chasse… Dans son village du Poitou, néanmoins, elle sent l’exaspération gagner du terrain. Au sud de la Loire comme au nord, dans la France des villages comme des zones pavillonnaires périurbaines, monte une nouvelle colère antichasse. « Ras-le-bol », entend-on, de se voir confisquer bois et petits chemins, de trembler au son des détonations incessantes, qui réveillent en sursaut le dimanche matin.

« Nos week-ends sont synonymes de confinement forcé durant toute la saison de chasse, soit environ cinq mois par an. » Une mère de famille vosgienne

« Marre » de devoir se couvrir de fluo, d’accrocher une clochette au chien, ou de le porter, dès qu’on met un pied en forêt… Jusqu’à ne plus s’y risquer du tout, par crainte de « jouer à la roulette russe » avec les enfants. « Nos week-ends sont synonymes de confinement forcé durant toute la saison de la chasse, soit environ cinq mois par an, déplore cette mère de famille vosgienne. Récemment, ma fille de 11 ans a vu passer devant ses yeux horrifiés le cerf qu’elle observait depuis des mois. Il était sur le capot d’un 4 × 4, mort, la langue pendante, les pattes