Militaro-Blanchisme, Permis de Meurtre: Un Leukocrate Extremiste assassine un Viticulteur au fusil de Chasse(Màj: Condamné à seulement 18 mois de prison)

Un viticulteur avait été mortellement touché lors d’une battue, à Pierrerue (Hérault), le 31 octobre 2015, par un chasseur qui l’avait pris pour un sanglier. Ce dernier a été condamné, vendredi 13 septembre, à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Béziers.

Faute de combattants, lors de l’audience du 1er mars à Béziers, le procès de ce chasseur qui avait tué un compagnon de battue avait été renvoyé. Cette situation avait provoqué la colère de la présidente qui estimait anormal que personne ne se présente à l’audience. Nous avions écrit que même les parties civiles semblaient ne pas être intéressées par ce procès. Il n’en était rien. C’est à la demande de leur avocat, Me Le Coz, qu’elles ne s’étaient pas présentées devant le tribunal.

 

La défense tarde encore à remettre les pièces

Vendredi 13 septembre, le chasseur qui avait tiré sans voir sa cible était bien présent à l’audience, devant la famille de la victime. Il a été condamné à 18 mois de détention avec sursis, à l’interdiction de détenir une arme durant cinq ans et à l’interdiction de chasser pendant cinq ans. Il devra aussi payer une amende de 1 000 €. Pour ce qui est des dommages à payer par l’assurance, là encore, le défenseur du prévenu a fait traîner les choses. Il faudra attendre mai 2020 pour la famille afin que le dossier ne soit traité au civil pour les indemnisations.

Vendredi, c’est un homme amoindri qui s’est présenté à la barre de la présidente Claire Ougier. Pas question pour lui de minimiser son implication. Il a reconnu ses torts, comme il l’avait fait lors de sa garde à vue. “Jamais je n’aurais dû tirer. J’étais dans l’action de chasse, poussé par l’adrénaline et la crainte que les chiens ne soient attaqués par un sanglier. Nous étions plusieurs à avoir ressorti le fusil.”

J’ai vu une masse sombre et j’ai tiré

La présidente lui rappelle que la chasse était terminée et que malgré tout, ils avaient été nombreux à faire comme lui. “Cela fait peur d’entendre pareille choses. Vous avez des armes entre les mains. Qu’est-ce qui vous est passé par la tête ?”

Et le prévenu de se répéter. “Je ne nie rien. Cela n’arrive jamais. Je suis prudent. Je n’ai pas fait attention. J’ai toujours identifié mes cibles. Là j’ai vu une masse sombre et j’ai tiré. Jamais je n’aurais imaginé que la victime se trouvait là.”

Pourtant le prévenu, comme les autres chasseurs avaient vu descendre la victime vers le taillis et tous savaient qu’il ne portait pas son gilet. Une bonne raison pour cela. La battue était terminée.

Un acte imbécile

“Il y a beaucoup de personnes endeuillées dans ce dossier. C’est très délicat d’intervenir. Mais il faut dire tout de même qu’au-delà de l’acte imbécile, précise Me Emmanuel Le Coz pour la partie civile, ce n’est pas un accident de chasse. Le prévenu a tout faux. Il a enfreint toutes les règles. Ce drame a décapité toute une famille parce qu’il a visé une masse sombre qu’il n’a pas identifiée comme étant un sanglier. Ce n’est pas un accident de chasse. C’est un homicide involontaire.”

Des circonstances inexcusables

Pour le substitut de procureur, Clément Jacquet : “Ce sont des faits dramatiques qui ont fait basculer des vies des deux côtés. Tout cela dans des circonstances inexcusables. C’est un homicide involontaire et je ne ferai pas, ici, le procès de la chasse. Nous ne sommes pas dans une action de chasse, mais dans une action de folie. Une imprudence caractérisée. C’est tombé sur lui, mais cela aurait pu arriver à un autre. N’oublions jamais qu’ils étaient cinq à avoir repris leur fusil malgré les consignes. On n’a pas respecté la première règle qui s’impose à tous, ne tirer que sur ce que l’on voit.” Il a requis 18 mois de détention avec sursis, l’interdiction de chasser pendant cinq ans et de porter une arme pendant cinq ans.

C’est un gaillard qui se croyait solide

Me Escande pour la défense ne va pas contredire le tribunal ni le parquet. “Oui, c’est une action de chasse sauvage. Ils ont eu peur pour les chiens et ont oublié l’essentiel. La prudence et le respect des règles parce qu’ils ont eu peur pour les chiens. Mon client, il ne vit plus parce qu’il a ôté la vie à un ami. Il a vendu tous ses fusils. Il ne chassera plus jamais et est contraint de se faire suivre médicalement pour avancer un peu. 18 mois de prison, c’est beaucoup et ce n’est pas beaucoup parce qu’il y a eu mort d’homme. Cela a été un accident, involontaire. Regardez-le ! C’est un gaillard qui se croyait solide. Il attend sa condamnation et subit une dépression.”

Midi Libre