Militaro-Blanchisme, Permis de Meurtre: Karl, Braconnier agresse un passant avec son fusil de chasse(Màj: Condamné à 10 mois de prison)

Un chasseur d’une quarantaine d’années, qu’on appellera ici Karl (*), a été condamné, hier, à dix mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bourges. Il a été jugé coupable de violence avec arme, une carabine de chasse.
Les faits remontaient à un dimanche soir du mois d’août 2018, à Saint-Laurent. La victime, Jérôme (*), soixante ans, était de sortie non loin de chez lui, en lisière d’un bois, avec son épouse. Le propriétaire des terres en question avait signalé à Jérôme, lui-même chasseur, des véhicules suspects « qui circulaient le soir venu tous phares allumés ».

« Un jour, y’aura un pépin! »

Pour Jérôme, très remonté à la barre, « c’est de la chasse chez autrui, c’est interdit et, surtout, c’est dangereux! Un jour, y’aura un pépin! Moi, j’ai déjà porté plainte voici quatre ans et ça n’a abouti à rien… »
 
Ce soir-là donc, Jérôme, aux aguets, tombe sur un chasseur en tenue camouflée, à l’affût dans un mirador. « Pour le sanglier ou le renard », précise-t-il à son visiteur, sans quitter son poste.
 
C’est Karl. Entre les deux hommes, le ton monte. Jérôme cherche à faire descendre Karl de son perchoir. Il l’aurait saisi à la cheville. L’autre, s’estimant menacé, explique s’« être dégagé et défendu » en portant à son agresseur, selon lui « très alcoolisé », « un coup de crosse ( de carabine NDLR) au visage ». Il ne reconnaîtra rien d’autre.
Jérôme, mis KO, ne se souvient plus de rien ce soir-là. C’est Madame, pas rassurée, qui l’a récupéré, inconscient. Elle l’a traîné chez eux tant bien que mal, l’homme étant corpulent. Puis soigné. Dès le lendemain matin, il portait plainte à la gendarmerie de Mehun-sur-Yèvre.
 
Car pendant qu’il était en plein cirage (10 jours d’ITT), Karl aurait dirigé sa rage sur son épouse. À la barre, la dame décrit un type « furieux, hors de lui. Il m’a dit qu’il était un ancien Marines, raconte-t-elle. Et, surtout, il me braquait avec son arme. Il m’a donné deux minutes pour “dégager mon mec de là”. “Démerde-toi, a-t-il ajouté. Sinon, je le tue et je te tue”! Il était clairement en train de péter les plombs… »
 
Karl réfute tout, en bloc. Il a eu peur et s’est défendu, point. Il se sait dans son bon droit, son casier vierge en fait foi.