Militaro-Blanchisme, Permis de Meurtre, Coronavirus : Willy Schraen est en colère. « Je l’ai un peu mauvaise, un changement pareil en vingt-quatre heures, je ne suis pas une girouette ! »(sic)

Willy Schraen est en colère. « Je l’ai un peu mauvaise, un changement pareil en vingt-quatre heures, je ne suis pas une girouette ! », proteste le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC). En deux jours, il a dû donner ordre et contrordre à ses « chers amis » adhérents.

Mardi 17 mars dans l’après-midi, il décryptait à sa façon les consignes découlant de l’allocution d’Emmanuel Macron prononcée la veille au journal télévisé. « Nous entrons en phase de confinement. Chacun doit faire preuve de bon sens (…). J’en appelle à votre sens des responsabilités », exhortait à son tour M. Schraen dans un communiqué. Puisque les sorties collectives ne sont désormais plus de mise dans une France en guerre contre le moindre risque de contamination inhérent à tout regroupement, c’est donc seuls, selon lui, que les chasseurs devraient désormais envisager de continuer de tirer ou piéger corvidés et sangliers.

Afin de respecter les consignes gouvernementales, le président conseillait à chaque adhérent de la FNC se rendant sur le terrain pour des « activités liées à la chasse, au nourrissage, au piégeage et au gardiennage », de se munir de l’attestation de déplacement, obligatoire pour tout un chacun, ainsi que de son permis de chasse bien entendu. Les gardes particuliers cocheraient la case « activité professionnelle » ; les autres « activité physique individuelle ».

Willy Schraen assure que son texte avait été « validé par le ministère » de la transition écologique et solidaire. « Je parle tous les jours à [la secrétaire d’Etat] Emmanuelle Wargon de ces sujets en ce moment », confie-t-il. Seulement, cette autorisation de se rendre dans la campagne désertée par les humains, un fusil de chasse à la main au moment où tout le monde est enfermé chez lui, a fait mauvais effet.

Lire notre portrait : Les chasses gardées de Willy Schraen

L’Association pour la protection des animaux sauvages a relayé l’information sur Internet ; d’autres organisations de défense de la nature ont fait connaître leur mécontentement par d’autres canaux. L’indignation publique commençait à monter à un moment où le

 

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