Lugbysme, Apologie de la Violence: Jean François Fontenneau, Président d’Agen”Le Rugby Français court à sa perte”(sic)

Jean-François Fonteneau, le patron du SUA, a mis des mots sur les maux du rugby français. Il pointe notamment les relations délétères entre la FFR et la LNR. Des propos à lire dans le quotidien La Dépêche du Midi, ce samedi.

La défaite des Bleus face aux Anglais (44-8) a permis de mettre des mots sur les maux du rugby français. Et le président du SU Agen, Jean-François Fonteneau, n’a pas manqué de s’exprimer auprès du quotidien La Dépêche du Midi et du Petit Bleu d’Agen, parus ce matin. Il pointe notamment les relations délétères entre la Fédération Française de Rugby (FFR) et la Ligue Nationale de Rugby (LNR). «Il ne faut pas se voiler la face, malgré des soubresauts nous sommes sur une longue descente aux enfers. Je constate qu’on a deux organes qui régissent le rugby français, même si la Fédération est le référent pour notre sport, avec des gens qui ne s’entendent pas et sont en guerre ouverte ou larvée. On parle beaucoup de la grande famille du rugby, mais il faut dire ce qui est. Cette grande famille se déchire.»

On a besoin de trouver notre vrai modèle économique et sportif

Jean-François Fonteneau

Le président Fonteneau n’a pas manqué de critiquer la politique internationale de la LNR : «Avant de faire des choses sur d’autres continents, il y a des priorités en France. La Ligue se déplace au Japon, aux États-Unis, pour réfléchir à des approches plus fermées encore qu’aujourd’hui, alors que nous, en France, on a besoin de trouver notre vrai modèle économique et sportif.»

Que chacun accepte que le centre d’intérêt commun soit l’équipe de France

Jean-François Fonteneau

Il souligne également l’importance du XV de France : «Il faut que chacun accepte que le centre d’intérêt commun soit l’équipe de France. Il y a eu des avancées, mais elles ne sont pas suffisantes. Il faut un discours de vérité. Les Bleus ne sont pas invités parce qu’on a pris du retard, parce qu’on a des problèmes au niveau de la formation, parce qu’on a un jeu lié au Top 14 qui n’est pas adapté à la vitesse du jeu au niveau international. Il y a une part de responsabilité du Top 14. Le rugby français court à sa perte en se déchirant sans cesse.» 

La Dépêche du Midi