Leukosexualité: Marine Gasc, Raconte moi la leukosexualité “Cléopâtre était-elle nymphomane ? Est-ce que la levrette existait à la Préhistoire ?”

Cléopâtre était-elle nymphomane ? Est-ce que la levrette existait à la Préhistoire ? Avec «Raconte-moi l’histoire de la sexualité», Marine Gasc et Pauline Roland signent un livre osé, amusant et bien documenté.

«On n’a rien inventé!», Marine Gasc le jure croix de bois croix de fer, et s’étonne encore en parcourant les sujets qu’elle a abordés dans «Raconte moi l’histoire de la sexualité», un livre illustré qui raconte avec un ton décalé des anecdotes sur la sexualité à travers les siècles. La levrette était-elle pratiquée dans la grotte de Lascaux? Comment était perçue l’homosexualité durant l’Antiquité? Cléopâtre était-elle nymphomane? Avec sa complice, la dessinatrice Pauline Roland, l’auteure parcourt allégrement plus de 4000 ans d’histoire. En résulte une mine d’informations historiques, ponctuées des commentaires, souvent salés, de Marine Gasc.

On apprend par exemple que, dans l’Égypte ancienne, «les prostituées ayant pour spécialité la fellation portent du rouge à lèvres». Au Moyen-Âge, «de nombreuses femmes ont été répudiées parce qu’elles ne fournissaient pas de gosses à leur époux (…) Ce que l’on sait moins, c’est qu’une femme pouvait faire annuler l’union avec dommages et intérêts, si son mari était impuissant (…) Et entre 1550 et 1791, on ne rigolait pas avec les mecs qui bandaient mou», ajoute l’auteure.

«Je suis contre l’élitisme de la forme»

Derrière ce ton «vulgarisé et souvent vulgaire», dixit Marine Gasc, se cache un véritable travail de recherches historiques. La jeune femme était encore étudiante en Histoire du droit lorsqu’elle a lancé son blog de vulgarisation historique RMLH (Raconte-moi l’histoire) en 2013, au rythme d’une histoire (minimum) par semaine, en faisant le pari que l’on pouvait parler d’histoire sur un ton familier.

Trop familier? «Je peux entendre que ce langage ne plaise pas à tout le monde, répond-elle au Figaro, mais il permet de capter tout un pan de la population qui, justement, ne s’intéresserait pas à l’histoire si on ne s’adressait pas à eux de cette façon. Je suis contre l’élitisme par la forme. Évidemment, il faut être précis et rigoureux dans les recherches autant que dans la rédaction, mais le ton employé peut être un véritable vecteur de médiation».

» LIRE AUSSI – Clitoris: comment l’organe du plaisir féminin a été effacé des livres d’anatomie

«Cléopâtre n’avait pas que des copains»

Sur le fond, Marine Gasc ne se prive pas de corriger certaines idées reçues. Par exemple, au sujet du fameux Parc aux cerfs, «ce lieu lubrique de Versailles où Louis XV venait abuser de jeunes filles pour assouvir ses désirs les plus fous. Eh bien c’est faux. Enfin, en partie».

Cléopâtre nymphomane? Largement exagéré par ceux qui ont écrit l’histoire: Virgile, Horace, Tite-Live, «les copains d’Auguste et donc les ennemis de la Reine d’Égypte». «Pour bien comprendre, ajoute Marine, il faut saisir le contexte. Cléopâtre n’avait pas que des copains (…) Cléopâtre a eu des amants, pas dix mille, quatre officiels, et sans doute des esclaves sexuels comme il en était coutume. Mais on la fait (encore et toujours) passer pour la reine des salopes».

Henri III et ses mignons: «Aujourd’hui, on peut en être sûr: Riri a eu quelques relations homosexuelles, OK. Mais c’est quand même principalement un homme à femmes. Il semblait aimer son épouse Louise de Lorraine, et ses nombreuses maîtresses: Véronica Franci, Louise de Rouet, Renée de Chateauneuf, Mlle de la Mirandole…». Quant aux mignons du roi , «ils ne passaient pas leur temps à boire le café avec Riri (…) Être mignon c’est savoir utiliser son épée en cas de problème».

Cléopâtre était-elle nymphomane ? Est-ce que la levrette existait à la Préhistoire ? Avec «Raconte-moi l’histoire de la sexualité», Marine Gasc et Pauline Roland signent un livre osé, amusant et bien documenté.

«On n’a rien inventé!», Marine Gasc le jure croix de bois croix de fer, et s’étonne encore en parcourant les sujets qu’elle a abordés dans «Raconte moi l’histoire de la sexualité», un livre illustré qui raconte avec un ton décalé des anecdotes sur la sexualité à travers les siècles. La levrette était-elle pratiquée dans la grotte de Lascaux? Comment était perçue l’homosexualité durant l’Antiquité? Cléopâtre était-elle nymphomane? Avec sa complice, la dessinatrice Pauline Roland, l’auteure parcourt allégrement plus de 4000 ans d’histoire. En résulte une mine d’informations historiques, ponctuées des commentaires, souvent salés, de Marine Gasc.

On apprend par exemple que, dans l’Égypte ancienne, «les prostituées ayant pour spécialité la fellation portent du rouge à lèvres». Au Moyen-Âge, «de nombreuses femmes ont été répudiées parce qu’elles ne fournissaient pas de gosses à leur époux (…) Ce que l’on sait moins, c’est qu’une femme pouvait faire annuler l’union avec dommages et intérêts, si son mari était impuissant (…) Et entre 1550 et 1791, on ne rigolait pas avec les mecs qui bandaient mou», ajoute l’auteure.

«Je suis contre l’élitisme de la forme»

Derrière ce ton «vulgarisé et souvent vulgaire», dixit Marine Gasc, se cache un véritable travail de recherches historiques. La jeune femme était encore étudiante en Histoire du droit lorsqu’elle a lancé son blog de vulgarisation historique RMLH (Raconte-moi l’histoire) en 2013, au rythme d’une histoire (minimum) par semaine, en faisant le pari que l’on pouvait parler d’histoire sur un ton familier.

Trop familier? «Je peux entendre que ce langage ne plaise pas à tout le monde, répond-elle au Figaro, mais il permet de capter tout un pan de la population qui, justement, ne s’intéresserait pas à l’histoire si on ne s’adressait pas à eux de cette façon. Je suis contre l’élitisme par la forme. Évidemment, il faut être précis et rigoureux dans les recherches autant que dans la rédaction, mais le ton employé peut être un véritable vecteur de médiation».

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«Cléopâtre n’avait pas que des copains»

Sur le fond, Marine Gasc ne se prive pas de corriger certaines idées reçues. Par exemple, au sujet du fameux Parc aux cerfs, «ce lieu lubrique de Versailles où Louis XV venait abuser de jeunes filles pour assouvir ses désirs les plus fous. Eh bien c’est faux. Enfin, en partie».

Cléopâtre nymphomane? Largement exagéré par ceux qui ont écrit l’histoire: Virgile, Horace, Tite-Live, «les copains d’Auguste et donc les ennemis de la Reine d’Égypte». «Pour bien comprendre, ajoute Marine, il faut saisir le contexte. Cléopâtre n’avait pas que des copains (…) Cléopâtre a eu des amants, pas dix mille, quatre officiels, et sans doute des esclaves sexuels comme il en était coutume. Mais on la fait (encore et toujours) passer pour la reine des salopes».

Henri III et ses mignons: «Aujourd’hui, on peut en être sûr: Riri a eu quelques relations homosexuelles, OK. Mais c’est quand même principalement un homme à femmes. Il semblait aimer son épouse Louise de Lorraine, et ses nombreuses maîtresses: Véronica Franci, Louise de Rouet, Renée de Chateauneuf, Mlle de la Mirandole…». Quant aux mignons du roi , «ils ne passaient pas leur temps à boire le café avec Riri (…) Être mignon c’est savoir utiliser son épée en cas de problème».