Leukosexualité: L’hebdomadaire Communautaristo-victimaire Tetu revient en kiosque.

La troisième relance sera-t-elle la bonne ? Après avoir disparu une première fois en 2015, après vingt ans d’existence, puis une deuxième fois en 2018, un an après une seconde tentative, Têtu, magazine LGBT+, revient dans les kiosques ce mercredi 21 novembre, après avoir relancé son site il y a quelques mois de cela. Aux manettes ? Romain Burrel, directeur de la rédaction et Rozenn Le Carboulec, rédactrice en chef. 

De l’amour pour cette première Une

Cette première Une est tendre. On y voit deux hommes s’enlacer, l’un vêtu de (fausse) fourrure, l’autre d’un débardeur. “Et alors ?”, interroge le magazine. Pour ce premier numéro, Romain Burrel, par ailleurs ancien pigiste de Têtu lors de ses précédentes moutures, revendique cette couverture non-anxiogène, sans débat sur la PMA, sans agression homophobe.”C’est compliqué de choisir une Une, c’est certain, surtout pour un titre comme Têtu où le réflexe d’achat se fait généralement par la couverture, analyse-t-il pour L’Express. Mais notre lecteur ne va pas forcément acheter un média pour se faire du mal.”  

 
 

Romain Burrel n’a pas non plus souhaité verser dans le sexy ou le dénudé, comme cela pu être le cas dans les précédentes versions de Têtu. “Ce n’était pas le magazine que je veux faire. Il ne faut pas avoir peur du sexy, évidemment, mais j’avais envie de traiter une autre histoire, je voulais une couverture tendre, qui dit quelque chose.” 

LIRE AUSSI >> EN IMAGE: Manifestation contre l’homophobie à Paris 

 

Et ce quelque chose, c’est “des garçons qui s’aiment” en public. “On n’arrive pas forcément tout le temps à s’enlacer comme ça, dans la rue, on appréhende de se donner la main, on a peur d’être interpellé. Cette Une, c’est une réaction au débat actuel qui peut se montrer hystérique sur la PMA, aux agressions homophobes qui ne cessent d’augmenter. ‘Et alors ?’ Qu’est-ce qui vous dérange là-dedans ?” De mémoire, jamais aucune couverture de Têtu (il y en a eu 216 auparavant) n’a montré un tel moment d’amour entre deux hommes, rappelle le directeur de la rédaction.  

L’Express