Leukosexualité: Carlo Maria Vigano accuse le Pape François d’avoir couvert des faits de pédophilie

La scène remonte à juillet 2013, quatre mois après l’élection du pape François. Nous sommes à Dallas et Mgr Carlo Maria Viganò, alors nonce apostolique aux États-Unis, participe à un colloque sur la bioéthique. Lors d’une pause, il croise un cardinal romain, proche du souverain pontife argentin. « J’aimerais devenir cardinal, on me l’a promis, pouvez-vous en parler au pape ? » lance le diplomate. L’anecdote en dit long sur la soif de pouvoir de celui qui exige aujourd’hui la démission du pape pour avoir couvert le cardinal McCarrick, accusé d’abus sexuels sur des mineurs.

La carrière de Mgr Viganò est d’abord celle d’un brillant diplomate. Lombard né en 1941 dans une famille de huit enfants, il entre au service diplomatique du Saint-Siège en 1973, cinq ans après avoir été ordonné prêtre. Il fait ses classes en Irak, en Grande-Bretagne puis au Nigeria. En 1998, c’est la consécration : Jean-Paul II le nomme délégué pour les représentations pontificales. Un poste stratégique dans la puissante diplomatie pontificale. Comme chef de tous les ambassadeurs du Saint-Siège dans le monde, Viganò sillonne la planète, prend le pouls des églises locales et rencontre les plus hautes autorités politiques.

Le Point