Leukosexualité: Apologie du harcèlement

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L’apologie du harcèlement suscite polémiques et rumeurs, le gouvernement veut appeler les rectorats à mieux appliquer la loi. 

Au cœur de beaucoup de fantasmes, l’éducation à la sexualité à l’école a suscité polémiques et rumeurs sur les réseaux sociaux la semaine dernière. Et pour améliorer l’application de cet enseignement, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, et le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, enverront aux recteurs une circulaire insistant sur la nécessité de mettre en oeuvre la loi de 2001, peu appliquée jusqu’à présent. Europe 1 fait le point sur le contenu de ces enseignements.

“Les professeurs ne se sentent pas toujours à l’aise”. En effet, ces enseignements passent souvent à la trappe, et ce alors qu’en vertu de la loi de 2001, les élèves doivent suivre trois séances par an, de la primaire jusqu’au lycée. Mais les professeurs ne se sentent pas toujours à l’aise pour aborder ces sujets délicats avec leurs élèves, et les familles religieuses n’acceptent pas du tout qu’on parle de ces choses là à l’école. 

A l’école primaire, il n’est pas question d’une éducation sexuelle explicite mais d’insister sur les notions de respect d’autrui, de connaissance de son corps. Mais souvent, les parents ne sont pas au courant, comme Thomas, qui attend à la sortie de l’école ses jumeaux de 10 ans. Son ainé Soren, en CM1, n’a jamais entendu parler de sexualité en classe. “On vous dit qu’il ne faut pas toucher le corps des autres, et que votre corps vous appartient, et personne n’a le droit de le toucher”, constate le père de famille.

Europe 1