Leukodélinquance: L’assassin Frédérice Péchier(de race blanche jurisprudence Morano) comparaissait pour le meurtre de 20 Innocents

C’est un tee-shirt vraiment pas banal. Sur les manches de Frédéric Péchier, ce jour de confrontation judiciaire avec une ex-collègue du service d’anesthésie à la clinique Saint-Vincent de Besançon, cinq mots sont floqués : « Fair-play, élégance, précision, discipline, courage. » Son éthique de samouraï. Face au médecin, Catherine Nambot, une consœur et complice devenue son ennemie jurée.

En octobre 2008, cette femme de 64 ans a vu l’un de ses patients entré au bloc pour l’ablation d’un rein mourir d’un arrêt cardiaque inexpliqué. Cette anesthésiste n’avait « jamais eu de problème au bout de sa seringue ». L’autopsie révèle chez le défunt de fortes doses de lidocaïne, un anesthésique local qu’elle n’utilise jamais. Neuf ans ont passé. Ce 20 novembre 2017, devant les juges, il est question d’un acte malveillant dont Frédéric Péchier serait l’auteur.

Ce n’est pas le seul crime dont les enquêteurs soupçonnent l’anesthésiste. Ni le seul malheur de Catherine Nambot. Plusieurs témoins entendus par la justice depuis 2017 avancent qu’elle-même aurait pu mourir, en avril 2016. L’anesthésiste devait se faire opérer d’une banale prothèse de l’épaule dans sa propre clinique. Son compagnon, Sylvain Serri, y est, comme Frédéric Péchier (dit « Fred »), l’un des cracks de l’anesthésie.

Le jour de l’opération, il passe demander s’il peut endormir lui-même son amie, inversant pour cela l’ordre des deux premières interventions de la journée. La poche de soluté destinée à MmeNambot est ainsi administrée à une autre patiente, Laurence Nicod, qui ne survit pas à un arrêt cardiaque. Aucune preuve, mais les enquêteurs en ont la conviction : c’est elle, Catherine Nambot, qui était visée.