Leukodélinquance: L’assassin Frédéric Péchier(de race Blanche jurisprudence Morano) a ciblé un Enfant de 4 ans

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Teddy, un enfant de 4 ans, opéré des amygdales en février 2016, pourrait être une des nouvelles victimes présumées du docteur Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon qui est suspecté d’avoir empoisonné une cinquantaine de patients. Teddy souffrant aujourd’hui de séquelles psychologiques, ses parents ont porté plainte contre le docteur Péchier mardi.

Déjà mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements, le praticien a été placé en garde à vue mardi 14 mai dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte à l’époque en parallèle de sa mise en examen. Elle porte sur une cinquantaine de signalements d’« événements indésirables graves » survenus dans des cliniques où l’anesthésiste exerçait, selon une source proche du dossier. Certains de ces incidents pourraient dissimuler des « faits d’empoisonnement potentiels », a précisé cette source.

Lire notre enquête : L’anesthésiste de Besançon au cœur d’une affaire d’empoisonnement avec préméditation

Parmi eux, donc, Teddy, comme le révèlent France Bleu et L’Est républicain. Le jeune enfant a été hospitalisé le 22 février à 2016 à la clinique Saint-Vincent pour une opération des amygdales. Mais, au cours de l’intervention, Teddy subit un double arrêt cardiaque. « Une minute après son premier arrêt, le Dr Péchier, qui n’était pas son anesthésiste, intervient et prend en charge les éléments de la réanimation cardiaque », explique MJean-Michel Vernier, avocat des parents de l’enfant. Il subit alors un second arrêt cardiaque, mais de nouveau « le Dr Péchier apparaît comme le sauveur », explique MeVernier. Les enquêteurs soupçonnent l’anesthésiste d’avoir ainsi sciemment modifié les poches d’injection de confrères afin de provoquer des incidents opératoires pour exercer ensuite ses talents de réanimateur.

Fin de la garde à vue jeudi

Suite à ces arrêts cardiaques, les parents décident de déposer plainte contre X début 2017. Une expertise médicale est ordonnée et « conclut à un accident inexpliqué avec une suspicion de choc anaphylactique (un choc allergique qui peut être mortel) », fait savoir France Bleu. « Toutes les causes médicales pouvant amener à un accident cardiaque ont été une à une éliminées. Il n’y a pas de justification médicale, poursuit Me Vernier. Mais l’expertise pointe du doigt une curiosité, à savoir que dans les cas de choc anaphylactique, il existe un kit spécifique qui doit être utilisé, ce qui n’a pas été le cas. »

Le Monde